jeudi 26 mai 2016
par  Mutos

Licenciement à Jarrie : nous somme Pierrot !

Fin Avril, nous vous informions qu’un salarié du site Cezus de Jarrie avait été licencié injustement. Après trois semaines de grève et plusieurs tentatives de médiation, la direction s’arc-boute sur sa position.

Petit rappel des faits : un matin, un salarié prend sa pause. Il n’a pas à la ceinture son « masque de fuite ». Le directeur de l’établissement l’interpelle, le somme de porter son masque et le bouscule devant son refus.

Rien de si grave qui puisse justifier un licenciement, me direz-vous ? Il semblerait que le reproche sous-jacent ait porté sur le simple fait de ne pas se soumettre devant la manière forte utilisée indûment pour asséner un ordre.

Tous les syndicats du site ont soutenu Pierrot, ainsi qu’il est connu sur le site, demandant que le licenciement soit commué en une sanction disciplinaire plus en rapport avec la gravité de la faute. Fin de non-recevoir de la direction. L’Inspection du travail, les élus locaux, le syndicat patronal lui-même, on proposé de jouer les médiateurs. Nouvelle fin de non-recevoir.

Le site est en grève depuis trois semaines déjà pour le soutenir. Lui, le salarié modèle aux états de service irréprochable ne peut voir sa carrière détruite par un abus de pouvoir manifeste ! Pourtant, le directeur du site continue à privilégier sa fierté personnelle par rapport aux conséquences économiques, sociales et d’image que sa décision injuste, excessive et arbitraire provoque sur l’établissement.

Un retraité actif a même écrit au Président de la République, au Premier Ministre et à la Ministre du travail. Dans un courrier du 29 avril, le chef de cabinet du Président de la République assure que le chef de l’état porte son attention au cas de Pierrot et que le préfet de l’Isère sera interpellé personnellement.

Pierrot a saisi les prud’hommes contre le caractère excessif de son licenciement. Vendredi 20 avait lieu au palais de justice de Grenoble la conciliation juridique qui précède la procédure prud’homale. Nous aurons certainement bientôt des informations sur l’issue de cette réunion et vous en informerons aussitôt.

Pour l’heure, à la CGT AREVA, les choses ont simples : nous sommes Pierrot !

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Articles les plus récents

mardi 17 mai 2016
par  Mutos

Loi travail : NON au passage en force, OUI au retrait, OUI à un Code du Travail du XXIème siècle !

Depuis deux mois, le projet de Loi Travail a mobilisé massivement contre lui, et pourtant, contre l’avis de 78% des salariés et celui de millions de manifestants, le gouvernement a entrepris de le faire passer aux forceps, en utilisant l’article 49.3 !

Nous ne voulons pas travailler plus pour gagner moins ! Nous ne voulons pas de l’inversion de la hiérarchie des normes ! Nous ne voulons pas de l’ubérisation du salariat, c’est-à-dire de sa mise en coupe réglée par un patronat financier sans scrupules !

Syndicats et collectifs se battent au contraire pour mettre en oeuvre une vision où le social, l’environnement et l’économie marcheraient de concert, à l’opposé du néolibéralisme à outrance que cerche à imposer le gouvernement.

Le renforcement de la hiérarchie des normes, les 32h, la semaine de 6 jours, attacher les droits du salarié à la personne et non plus au contrat, redonner du sens au travail et adosser la responsabilité professionnelle à l’intérêt général, c’est pour cela et plus encore que nous nous battons. C’est ce que la CGT propose dans son document « Le Code du Travail qu’il nous faut »...

Alors les 17 et 19 Mai, le 26 Mai et plus longtemps q’il le faut, c’est dans la rue que nous devons tous dire NON au gouvernement, en nous opposant fermement à ce déni de démocratie qu’est l’usage du 49.3 contre la volonté populaire largement exprimée !

mardi 10 mai 2016
par  Mutos

Communiqué de l’Union des Syndicats CGT AREVA après les dernières révélations de presse

Après la révélation par la presse d’anomalies sur des certificats de qualité d’éléments fabriqués à la forge du Creusot, la CGT AREVA a décidé pour le moment de ne pas s’exprimer sur le fond du sujet.

Par contre, nous regrettons d’avoir appris par la presse ces informations, et ce tout particulièrement au lendemain de la visite au Creusot du ministre Macron et des principaux dirigeants du groupe. Il eût été honnête de leur part de révèler ces informations aux salariés et à leurs représentants avant qu’elles soient communiquées au public.

Cet état de fait, qui n’est pas nouveau, est et reste insupportable. Direction et gouvernement doivent des comptes au personnel !

C’est pourquoi la CGT du groupe Areva, par l’intermédiaire de son coordinateur, a demandé la tenue d’un Comité de Groupe France extraordinaire avec ce point unique à l’ordre du jour, ainsi qu’une rencontre urgente avec le gouvernement.

Ce qui se joue actuellement, c’est l’avenir de la filière nucléaire française, de ses dizaines de milliers d’emplois et de l’infrastructure électronucléaire indispensable à notre pays.

La CGT à de nombreuses reprises a donné sa vision et fait part de ses propositions pour pérenniser et développer notre filière. Dans ce combat, elle entend rester aux côtés des salariés, de l’ouvrier à l’ingénieur, pour porter cette vision empreinte de l’intérêt général !

lundi 2 mai 2016
par  Mutos

SET : photo sombre des conditions de travail sur le site

Suite aux évènements sociaux de Juin 2015 et aux nombreux accidents du travail découlant de la pression mise par la direction sur les élus et les salariés, le CHSCT SET a mandaté le cabinet d’expertise CATEIS, afin de mesurer les impacts sur les conditions de travail et les risques physiques, organisationnels et psychosociaux.

Celui-ci a conclu qu’au vu de ses constatations, un risque grave est constitué. Le constat est alarmant et même l’ASN alerte sur les effets funestes des réorganisations, désorganisations et autres jeux de bonneteau que la direction pratique sur SET avec la plus grande désinvolture.

Il est inacceptable que l’industrie nucléaire, soit gérée comme par exemple l’automobile, sans prendre en compte ses risques intrinsèques et l’importance pour la sûreté de l’implication des travailleurs de terrain.

vendredi 29 avril 2016
par  Mutos

Licenciement à Jarrie

Sur le site Cezus de Jarrie, un salarié a été licencié pour des raisons certes de sécurité, mais pour lesquelles la sanction ne saurait raisonnablement aller jusqu’au licenciement.

Certes, le site de Jarrie est dangereux. Mais il y aurait beaucoup plus d’accidents du travail sans la vigilance et le sérieux des opérateurs de terrain, tels que M. Guillemet. Licencier l’un d’eux pour une affaire qui devrait relever d’une simple sanction disciplinaire revient à nier leur professionnalisme, à les priver de toute reconnaissance pour toutes les fois où ils nous ont sauvé la mise en empêchant des accidents gravissimes.

De plus, incriminer les opérateurs pour des faits aussi insignifiants qu’un peu d’énervement et un masque de fuite, c’est envoyer un très mauvais message concernant la sécurité. Surtout quand l’énervement vient d’un directeur d’établissement qui se permet de hurler sur un salarié et de lui agripper la manche en le menaçant.

Le but d’AREVA dans ce cas est clair : Faire un exemple pour terroriser les salariés et essayer de se faire passer pour intransigeant au niveau de la sécurité dans un contexte de scandale financier et technique de la filière nucléaire.

Les salariés n’ont pas à payer par de la répression et des injustices pour les résultats désastreux de la stratégie menée par la direction du groupe ! L’attitude d’un grand groupe comme AREVA vis-à-vis de ses salariés est inacceptable, le licenciement doit être annulé.

C’est pourquoi la CGT, de même que FO, la CFDT et la CFE-CGC, demande que le licenciement de M. Guillemet soit commué en une sanction disciplinaire ordinaire, proportionnée à l’acte qui lui est reproché.

mardi 26 avril 2016
par  Mutos

Conférence environnementale : pourquoi la CGT n’y sera pas

Cette 4éme conférence environnementale, qui va se tenir dans un contexte social de puissantes mobilisations, semble, de par son contenu, complètement hors sol avec ce qui se passe dans le pays et les attentes des salariés en matière d’emploi, de services publics et de reconquête industrielle, de progrès social et de réponses environnementales.

Plusieurs grands secteurs liés aux enjeux climatiques et énergétiques sont menacés par des milliers de suppressions d’emplois. Ainsi, l’énergie avec AREVA, EDF, le CEA et Général Electric, le ferroviaire dont la SNCF mais aussi ses industriels, l’environnement avec son Ministère et Météo-France...

Dans la continuité des précédentes conférences et de la COP 21, cette nouvelle conférence risque à nouveau de se terminer par des discours de façade et une grande opération de communication. Dans cette affaire, le gouvernement cherche à redorer son image dans une période où il est au plus mal, tout en voulant se montrer comme « exemplaire » en la matière.

La CGT veut replacer cette conférence dans la « vraie vie » et appelle les salariés à s’en emparer en faisant le lien avec ce qu’ils vivent en ce moment dans leurs entreprises et les revendications qu’ils portent.

C’est pourquoi elle a fait le choix de na pas participer aux tables rondes de cette conférence ainsi qu’ au grand show qui va les précéder à l’ Elysée. Par contre, la CGT a décidé d’y être présente de façon visible et revendicative en organisant une grande distribution du tract joint à tous les participants et aux journalistes tout autour du Palais d’IENA (siège du CESE) où vont se tenir les tables rondes en présence de nombreux ministres.

Le rendez vous est fixé à 12h45 place d’IENA.