La FEM se prononce pour l’intégrité du groupe AREVA

Un avertissement syndical contre les tentatives de casse du modèle AREVA
mercredi 11 mars 2009
par  Coordonnateur
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La FEM est un organe représentatif défendant les intérêts des travailleurs de l’industrie métallurgique en Europe. La FEM dispose d’un mandat de coordination et de représentation externes des syndicats de la métallurgie ainsi que d’un mandat lui permettant d’engager des négociations au niveau européen.

5 mars 2009
Information à la presse ! Information à la presse

AREVA a besoin de moyens pour continuer à créer les emplois de demain
La sortie de Siemens d’AREVA entraîne beaucoup d’interrogations sur l’avenir du groupe et de vives inquiétudes de la part des salariés dans toute l’Europe.
Cela rend encore plus délicate l’équation financière qu’AREVA doit résoudre très rapidement : en effet, ce sont 2 milliards supplémentaires qu’il faudra trouver pour couvrir le départ de Siemens en plus des 3 milliards d’euros indispensables aux investissements. Or, ces investissements sont indispensables pour créer les 35 000 emplois directes prévus d’ici 2012.
AREVA est un groupe en pleine expansion qui génère des milliers d’emplois. Dans une Europe en pleine déroute où chacun craint pour son emploi et son avenir, il faut soutenir activement les entreprises qui comme AREVA peuvent donner de l’espoir parce que leur modèle fonctionne. Toute opération financière qui tendrait à démanteler le groupe, en vendant une de ses composantes, affaiblirait l’ensemble de l’entreprise et, par conséquent, menacerait l’emploi.

Le dynamisme d’AREVA en matière d’emplois et d’investissements doit être soutenu dans la durée. Une défaillance des actionnaires, casserait le développement industriel du groupe et viendrait aggraver la situation de l’emploi sur le marché du travail européen.
Pour que les investissements (3 milliards en 2009), générateurs de richesse dans les pays où le groupe est implanté, puissent être réalisés, les actionnaires et notamment l’Etat français, actionnaire principal, doivent prendre leurs responsabilités.
En conséquence, les représentants syndicaux et les membres du Comité d’entreprise européen réunis à Bruxelles le 5 mars par la FEM revendiquent :
 ! Le maintien du groupe dans sa structure intégrée,

 ! L’engagement pérenne de l’actionnaire majoritaire sur les investissements
présents et futurs,

 ! Le développement des emplois existants et la poursuite des créations d’emplois nécessaires pour répondre aux contrats déjà conclus et à un marché en pleine expansion.

Ils rejettent toute tentative de faire payer aux salariés la recherche de financement à travers la mise en place d’un plan de réduction des coûts.
Les affiliés à la FEM resteront très vigilants dans les semaines à venir et envisageront les actions appropriées pour défendre les emplois et l’outil industriel.


PRESS 2/2009