Salaires : en finir avec l’austérité qui nous affaiblit

lundi 15 octobre 2007
par  Coordonnateur
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Lors de la 2ième réunion de négociations sur les salaires, la direction a annoncé une enveloppe de 2,8% de la masse salariale… Le « réalisme » des arguments présentés aux organisations syndicales nous laisse sceptiques.
La masse salariale dans AREVA NP est de 159 millions d’euros. Peut-on vraiment imaginer qu’une augmentation motivante du personnel est hors de portée pour AREVA ?

Austérité des salaires = non reconnaissance de nos compétences…

Selon la « com AREVA », AREVA NP est le « pilote » d’AREVA. Pourquoi cela ne se voit-il pas sur nos salaires ? Comment croire que nous allons maitriser tous les contrats en cours si on ne nous montre pas dès maintenant la confiance qu’on met en nous pour réussir ?
Austérité des salaires = pas de motivation du personnel…
Pendant la période creuse, on nous disait « sans contrats importants, pas moyen d’augmenter les salaires ».
Aujourd’hui, c’est devenu « nous avons besoin d’investissements » (formation, embauches…).
Que ça marche ou non, les salariés n’en verraient pas la couleur. Plannings tendus, heures supplémentaires non rémunérées nombreuses, travail à domicile en augmentation constante… ajoutons les provisions financières qui vont nous priver de participation, et les objectifs d’intéressement difficiles à atteindre.
Cette politique d’austérité est mauvaise pour la motivation …

  • Des plus expérimentés qui ont subi de faibles enveloppes depuis de nombreuses années.
  • Des nouveaux embauchés : comment croire que la progression de leur salaire sera satisfaisante quand ils voient comment sont traités les plus expérimentés ? À moins que l’on ne veuille leur faire croire que l’expérience est devenue inutile.

Austérité des salaires = loi du court terme…

AREVA n’est pas encore en bourse, l’actionnariat majoritairement public, mais l’objectif n’est-il pas de se montrer « bon élève » envers les actionnaires futurs ? Comme tous les grands groupes qui depuis plusieurs années pensent plus profitable de les flatter ? Quel intérêt de se plier à leurs exigences plutôt que de valoriser la richesse de l’outil industriel et des personnels qui font le résultat ? La pérennité de nos savoir-faire et la charge de travail exigent de ne pas mégoter sur les salaires afin de garder nos salariés. On le voit hélas avec nos collègues d’EADS : industrie de pointe et actionnaires privés ne font pas bon ménage. Plutôt que d’apporter un capital, ils se servent ! Qu’AREVA se plie dès maintenant à cette règle absurde augurerait mal de l’entrée d’actionnaires privés dans le capital.

Nous vous invitons à réagir. Donnez votre avis ! Pourquoi pas une prime exceptionnelle et un budget d’augmentation suffisants, pour relever les défis d’AREVA NP ?

Prime exceptionnelle :OUI NON Budget d’augmentation : 5% 6% autre :………

Heures supplémentaires et forfait jour : Danger pours les personnels en forfait jours !
La circulaire sur les heures supplémentaires vient d’être émise. Rappelons que son but est de les rendre « moins coûteuses » pour l’employeur. Cela va permettre d’augmenter la charge de travail, alors que la France est l’un des pays où l’intensité du travail est la plus élevée.
Une publicité importante a été faite autour des « heures supplémentaires » des cadres au forfait jour. La circulaire est claire : pour pouvoir en bénéficier, le cadre aura dû travailler plus de 218 jours, même si l’accord collectif et son contrat de travail en stipule moins. Exemple : les IC de Courbevoie travaillent 212 jours. Ils devront d’abord avoir travaillé 6 jours de plus avant de pouvoir se faire payer des heures supplémentaires… soit l’encouragement à l’abandon de nos jours de RTT…


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Documents joints

Le tract AREVA NP
Le tract AREVA NP