AREVA T&D et ses salariés ne sont ni à vendre, ni à partager, ni à échanger.

L’activité et l’emploi doivent être défendus en France.
mardi 21 avril 2009
par  Coordonnateur
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Des rumeurs, de retour d’Areva TD dans le giron d’Alstom circulent dans les entreprises et la presse économique. A Areva qui dément toute étude du sujet par sa direction financière, répond chez Alstom l’assertion du contraire.
Qui croire et quel serait l’intérêt des protagonistes du dossier ?

La CGT du groupe Areva a réaffirmé lors de son assemblée générale de Mâcon, le caractère indivisible des activités du groupe en réaffirmant l’intérêt stratégique de chaque composante du groupe pour l’entreprise publique Areva.

Au moment de la crise industrielle et financière qui avait affecté Alstom, provoquée par une recherche de profits à court terme au détriment de toute politique réelle de développement, il avait été fait alors appel à Areva, notamment par le ministre des finances d’alors, un certain Nicolas Sarkozy…

Les banquiers d’alors, principaux actionnaires de cette entreprise lui refusaient toute recapitalisation mais escomptaient récupérer quelques miettes sur l’effondrement du cours de l’action d’Alstom.

Au nom du séisme social imminent et à 2 doigts d’une élection, la réponse politique a été de mettre la capacité publique au service de l’entreprise, ce qui s’est traduit par : une introduction de capital public dans Alstom et la vente de la division Transmission et Distribution d’énergie à Areva en tant qu’opérateur industriel.

C’est Areva qui a réalisé au prix de centaines de suppressions de postes la restructuration d’Areva T&D.
Le choix fait par Areva de reprendre l’activité T&D était le bon. La profitabilité de l’entreprise en atteste encore pour 2008.

Areva a pu grâce à ce choix :

  • Développer sa présence à l’international et donc accéder de ce fait à une meilleure connaissance des électriciens mondiaux et de leurs réseaux, ce qui lui a permis d’affiner ses offres en nucléaire mais également en énergies renouvelables ;
  • S’adjoindre une activité rentable, reposant sur un cycle économique complémentaire permettant une génération de « cash » à court et moyen terme ;
  • Prendre une part active dans le développement des technologies de distribution et d’automation essentielles pour le secteur de la production énergétique à travers le monde, le plus souvent desservi par des réseaux morcelés sur des marchés dérégulés.

Pour avoir vécu trop de cessions d’activités, et leurs conséquences, nous réaffirmons la nécessité d’une continuité industrielle et sociale qui ne doit à aucun moment être remise en cause par l’intérêt particulier et privé, même d’amis du chef de l’Etat…

Les rumeurs qui circulent sur Areva T&D, surviennent au moment même où Areva doit être confortée par son actionnaire, à savoir l’Etat, dans son financement.

La vente contrainte de parties du groupe, ne peut et ne doit être, la réponse à la demande de financement attendue par le groupe Areva.

Seul ce financement sera reçu comme preuve de la pleine responsabilité industrielle et sociale de l’Etat.

La CGT du groupe Areva considère que les entreprises ne sont pas comme les maisons et les terrains du Monopoly.

A travers l’acquisition faite par Areva, nous avons soutenu le projet industriel, mais aussi l’engagement pris par le groupe à l’égard des salariés et de leur travail.

La crise qui s’annonce sur le marché des équipements, susceptible d’affecter les activités de T&D ainsi qu’elle se manifeste déjà à Mâcon, La Pompignane ou bien encore Fabrègues, ne doit pas pénaliser les salariés et être prétexte à de nouvelles délocalisations et externalisations.

La CGT est ouverte au débat et à la discussion dans la recherche de solutions industrielles alternatives à la baisse temporaire d’activité, mais rappelle que les hommes et les femmes de T&D qui créent les richesses de l’entreprise, comme d’ailleurs les autres salariés à travers le monde, ne sont pas responsables de cette crise.

En cas éventuel de chômage partiel le salaire doit être compensé à 100%.

Les résultats financiers du groupe et plus particulièrement ceux de T&D démontrent que la direction a les moyens de tenir ces engagements sociaux. Il serait mal avisé pour l’actionnaire public de jouer une fois de plus avec la vie des salariés.


Contacts presse
Laurent Roussel DSC AREVA TD 06 03 03 57 74
Alain Nagel Secrétaire du CCE AREVA TD 06 72 00 13 21
Alain Roumier coordinateur des syndicats CGT du Groupe AREVA 06 32 63 54 43