Cession TD ça se précise.

La CGT du groupe en refuse l’augure
lundi 4 mai 2009
par  Coordonnateur
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Le journal « Les Echos » rapporte dans son édition du 4 mai que l’Etat a demandé à AREVA la mise à l’étude de la cession de TD.
Ce projet déjà dénoncé par la CGT, porte plusieurs conséquences.

Le Groupe AREVA verrait se désintégrer le modèle pertinent réalisé dés sa création et complété en 2004 par l’acquisition de TD. Cette conception a pu faire la démonstration de sa force, son utilité et sa pertinence économique, en permettant d’excellents résultats industriels et financiers, en dépit des aléas et attentes alternatives des différents secteurs du Groupe.

Cette intégration a permis à l’Etat d’exiger un niveau de dividendes incompatible avec les besoins d’AREVA pour son développement, mais aussi contradictoire avec la fameuse « théorie des trois tiers » énoncée par le Président de la République. Depuis sa création AREVA a reversé à l’Etat autant que ses propres besoins actuels en investissements, plus de deux milliards et demi d’euros.

Envisager la vente de TD, pour s’exonérer de sa responsabilité d’actionnaire, montre la faiblesse des engagements et des paroles flatteuses pour le modèle constitué par AREVA, un mépris manifeste pour les salariés qui en sont les acteurs.

Alors que l’industrie française et européenne subit de plein fouet une crise systémique qui affecte l’emploi et ses perspectives de développement, l’Etat Sarkozyste à l’instar des pratiques les plus condamnables du patronat français, choisit l’éclatement et l’affaiblissement des groupes publics les plus puissants : la privatisation des profits et à l’opposé la socialisation des pertes bancaires.

Cette vente, dans l’hypothèse où les conditions de valorisation et les moyens des acheteurs potentiels seraient réunis, n’aurait que l’effet d’une poire pour la soif. A travers cette cession AREVA perdrait une part de cash-flow récurrente qui lui permettait de gérer les activités nucléaires dont les cycles de profit sont plus longs à réaliser.

Se posent alors plusieurs interrogations stratégiques pour l’entreprise, sur les intentions réelles de l’Etat, sur l’avènement d’une filière nucléaire où le capital privé in-fine se taillerait la part du lion.

Pour les salariés de tout AREVA, une aggravation des conditions de travail et l’austérité salariale, seraient la contrepartie de ce choix dont les prémisses à l’œuvre sont déjà ressenties. Pour les salariés de TD précédemment restructurés, après la perte des transformateurs de puissance et de mesure en France, d’autres restructurations et une amplification des délocalisations seraient à craindre. On imagine mal un repreneur quelconque ne pas chercher à amortir sa mise de départ.

La CGT s’inscrira donc pleinement dans une démarche de résistance à un si funeste projet. Tous les salariés du groupe au-delà des nécessaires solidarités qui nous unissent, ressentiront, aux places et activités dans lesquelles ils œuvrent, les effets de cette cession qu’ils ne désirent pas.

Aussi la CGT les appelle à s’inscrire nombreux dans la dynamique intersyndicale européenne qui se met en place pour le mi Mai.