Vente de TD, l’insulte aux salariés du groupe

Le 18 juin dans son édition internet l’Usine Nouvelle avançait l’information selon laquelle TD serait cédée en 2 parties pour le prix de 3 milliards d’euros.
vendredi 19 juin 2009
par  Coordonnateur
popularité : 13%

Aujourd’hui l’ensemble de la presse économique reprend à son compte l’information d’une cession par appartement de la branche TD d’AREVA.
« Les Echos » ajoute même que le fonds startégique d’intervention pourrait aux côtés d’Alstom particper de ce dépeçage d’AREVA. Ce même Fonds pourtant appelé par la CGT au secours du maintien de l’intégrité d’AREVA. Face aux stratégies douteuses des responsables politiques, peu enclins à défendre le bien public, la résistance doit franchir un pas.

Cette information peut relever d’une tentative pour sonder l’état d’esprit des salariés, mesurer le degré de combativité de ces derniers à l’égard des enjeux et des risques sociaux qui découlent d’une situation dont l’Etat premier actionnaire porte la responsabilité principale.

• Il faut effectivement capitaliser AREVA pour lui permettre de faire face à ses diverses obligations, mais aussi de tenir son programme d’investissements, d’embauches et de croissance.

• Les solutions de financement envisageables sont nombreuses, variées et peuvent provenir de fonds public – ce qui est l’alternative soutenue par la CGT -, ou d’un financement mixte laissant à l’Etat le rôle d’actionnaire majoritaire. Thèse validée dés la conception du groupe sous le gouvernement de la gauche, puis confirmée sous le gouvernement Villepin.

• L’apport de TD a constitué une diversification intelligente du groupe en dépit des lourds sacrifices subis par les salariés de TD en France et en Europe. TD aujourd’hui restructuré apporte au groupe prés de 50% de son résultat. Il est pour le groupe un atout industriel et commercial, renforçant sa présence européenne et mondiale, sa maîtrise des réseaux complémentaire des offres de moyens de production d’énergie sans CO2.

Les « 2 nouveautés » révélées par la presse, que la CGT refusent, sont à combattre.

• le secteur du TD français serait affaibli et morcelé entre Schneider et Alstom, les salariés de TD seraient victimes de plans sociaux et de réorganisation.

• La valeur de la vente de TD, serait : ou une escroquerie envers la nation – hypothèse d’un bradage redouté et anticipé par la CGT -, ou une fuite en avant de l’Etat actionnaire pressé de s’extraire des ses obligation immédiates dans le temps le plus court.

• Ce prix indigne qui ne reconnaît ni la valeur des outils, ni le prix des hommes et femmes de l’entreprise, serait de surcroît impropre à satisfaire le besoin en capital d’AREVA.

• Enfin comme les conseillers de Monsieur Fillon le disaient hier aux représentants du comité de groupe européen, les salariés d’AREVA devraient rechercher encore plus de gains de productivité.

La CGT demande à ses syndicats d’accélérer et amplifier les demandes de rendez-vous avec leurs députés locaux. A s’emparer et faire parvenir au plus tôt sans attendre, à l’Elysée, les cartes pétitions à destination du Président de la République.

A organiser partout des assemblées générales de personnel dans l’ensemble des établissements du groupe.

Le 23 juin est prévu à Paris un comité de groupe légal, ce jour là et les jours suivants doivent être l’occasion en Région : de rassembler les salariés de l’ensemble du groupe devant leurs conseils régionaux et les permanences UMP en région. Enfin la CGT appelle à une démonstration à Paris le 30 juin.