Oui à l’emploi et à l’industrie, la vente c’est non !

Réunis le 11 septembre ils ont adopté une position commune
lundi 14 septembre 2009
par  Coordonnateur
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Les salariés d’Areva refusent le statut de pièces de Monopoly : vendus par Alstom en 2004 puis restructurés en Allemagne, au Royaume Uni et en France, avec suppression d’emploi et fermeture d’établissements en Europe - et notamment en France : Saint-Ouen, Montrouge en 2008 – ils sont inquiets pour leur avenir. Ils ne sont pas à vendre au gré des irresponsabilités actionnariales et managériales.

5500 emplois en France à ce jour chez T&D, combien demain ?

Malgré les promesses « éthiques et socialement responsables » qui n’engagent que ceux qui les croient : les risques qui s’annoncent une fois de plus sur l’emploi imposent le refus, la résistance des salariés des groupes concernés aux projets concoctés dans le silence des établissements ministériels, bancaires et sièges des grands groupes.

L’analyse de la situation respective des groupes révèle des risques sociaux et industriels lourds pour la filière TD : Un projet conjoint Alstom/Schneider dont l’effet sera la séparation de l’entreprise T&D en Haute tension d’une part, Moyenne et Basse tension d’autre part est examiné. Au sein même de Schneider entre 7 et 10 sites pourraient se trouver menacés. Chez Alstom la logique d’amortissement du capital investi pourrait conduire à de graves pressions sur l’emploi, dont même la fraction de T&D retournant à son ancien propriétaire pourrait être impactée. Le développement industriel de la filière T&D en France et en Europe s’en trouverait menacé.

La raison de la vente d’AREVA T&D qui provoque l’instabilité de la filière : est injustifiée et injustifiable. L’Etat actionnaire d’Areva a choisi cette option pour se dédouaner de son obligation de financement du groupe dont il est l’actionnaire à 95%. Le gouvernement privilégie cette option qui ne répond pas aux besoins d’Areva avec un double objectif : rendre au marché, à ses amis, une activité rentable d’une part et d’autre part préparer la privatisation d’Areva pour sa partie nucléaire. Il néglige le caractère stratégique de la maîtrise de la gestion des réseaux et affaiblit cette industrie, indispensable dans une production énergétique diversifiée.
Les enjeux de cette redistribution des cartes industrielles ne sont pas neutres, en emplois perdus, en reculs industriels, et sur les capacités commerciales des différents groupes. Ce n’est même pas une opération à somme nulle qui est menée, mais plutôt une opération à pertes collectives.

La CGT qui attend un soutien effectif de l’Etat à la relance industrielle, considère que l’opération menée dans le plus grand silence sous la houlette de l’Etat, n’en apporte aucun.
Les syndicats des 3 groupes réunis à Paris demandent l’abandon du projet de mise en vente, la prise de responsabilité actionnariale de l’Etat, qui doit capitaliser Areva pour lui permettre son développement.
Ils soutiennent le mouvement déclenché dans tout Areva le 15 septembre et seront attentifs à ses suites.

Montreuil le 11 septembre 2009