En France comme en Europe le Non à la vente d’AREVA TD rassemble.

Le 15 septembre un point d’étape
mercredi 16 septembre 2009
par  Coordonnateur
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Les salariés du groupe refusent la vente, ils étaient plus de 200 rassemblés, Place Vauban à Paris à l’appel de la FEM et des organisations composant le comité de Groupe européen, venus de l’Europe entière en délégations syndicales, d’Allemagne (IG Metall), Grande Bretagne (United), Belgique (FGTB), Italie (CGIL)… et de France.

Le cabinet du premier Ministre a délégué un sombre attaché pour recevoir – sur le trottoir - la délégation menée par le secrétaire de la FEM, composée des représentants Français, Allemands et Britanniques du CGE, et du secrétaire du CCE AREVA TD. Cette réception est à l’opposé de l’accueil réservé par les députés plus à l’écoute, dans les circonscriptions ou la CGT souvent en intersyndicale appelait à l’action.

Pour AREVA TD, à Mâcon en plus d’un débrayage bien suivi, les salariés on bravé la pluie à plus de 200 pour manifester sur le pont Mitterrand coupé à la circulation. Le député UMP de la circonscription démentant le sénateur qui les avait reçus la veille, a évoqué d’autres alternatives de financement d’AREVA que la fatalité de la vente de TD. Il s’est engagé à mobiliser les députés des circonscriptions où AREVA est implantée, pour débattre des alternatives. La CGT apprécie et sera attentive à cette démarche et à ses résultats. A Fabrègues dans l’Hérault les salariés ont débrayé à 80% et mené une action sur la nationale 113, à Saint Priest dans le Rhône, Aix les Bains en Savoie, Lattes et La Pompignane dans l’Hérault, Petit Quevilly en Seine Maritime, les débrayages et prises de paroles ont été très suivis. Partout députés de l’opposition ou de la majorité ont fixé des rendez vous, les conseils régionaux et maires sont saisis.

Dans les autres sites d’AREVA les débrayages ont permis de débattre avec les salariés des impacts à attendre de la vente de TD. Ce 15 septembre des distributions de milliers tracts, souvent en intersyndicale, se sont tenues simultanément à Marcoule, Pierrelatte, La Hague, Cadarache, Aix en Provence, Saclay. L’événement n’aura pas manqué de provoquer une prise de conscience sur la situation et l’avenir du groupe, de telles mobilisations n’avaient pu avoir lieu lors de la vente FCI.

Un véritable débat doit voir le jour sur la politique industrielle, à commencer par les instruments et les entreprises publiques qui la mènent. Le destin d’AREVA et de toutes ses entreprises propriétés de la nation, n’est pas une chasse gardée ou un terrain réservé. La voix des salariés, de la représentation nationale doivent être entendues, le débat devenir effectivement public.

Le degré de mobilisation, la force des enjeux, le mépris manifesté devant Matignon nous conduisent à proposer à nos homologues syndicaux de poursuivre, pour l’amplifier, leur engagement unitaire contre la vente de TD, pour un financement du Groupe par son actionnaire, une politique industrielle performante garante de nos emplois.
Les échéances ne manquent dans l’agenda social d’AREVA le 1er Octobre un Comité de Groupe Européen AREVA (Consacré à la vente de TD, l’ouverture du Capital, la réorganisation du groupe nucléaire), le 6 Octobre un Comité Central d’Entreprise AREVA TD, ce sont autant de rendez-vous sur lesquels les salariés du Groupe doivent agir. Le 22 octobre journée nationale d’action pour la défense de l’industrie doit être une phase plus forte encore de déploiement revendicatif dans tout AREVA.
La CGT appelle ses organisations à créer, avec les salariés, les conditions du plus large rassemblement.
Paris le 15 septembre 2009