La Vente de AREVA TD parafoudres, c’est comme la vente d’AREVA TD

Un lointain écho des Pyrénées qui nous fait semblables
vendredi 9 octobre 2009
par  Coordonnateur
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Assurés des bonnes paroles sur le refus de vente par appartement d’AREVA TD, celle de Parafoudre pourtant dénoncée par communiqué de la CGT AREVA, n’a pas été relevée par nos Grands Médias. (Que la NVO nous pardonne ainsi que ses Cinquante mille lecteurs). Parafoudres bien que filiale spécialisée dans les produits du même nom, est aussi une petite pépite, indispensable de surcroît pour les réseaux et installations électriques, mais également nos magnifiques clochers.

A AREVA TD Bagnères, une procédure d’alerte a été déclenchée par le CE, quelles sont les intentions du repreneur, qui ne s’engage que pour deux ans au maintien de l’emploi ? On ne vend pas ici par appartement, on vend le toît de l’immeuble. « On ne séparera pas le T et le D de TD » oui mais parafoudre ça commence par un P. C’est bien à partir de « petits » faits que se montrent souvent les grands desseins. 13 millions de Chiffre d’Affaires, bien peu pour compter. Hier, le président Sarkozy nous assurait de son engagement à soutenir l’industrie, soit. Mais le glas continue de sonner pour l’emploi, en l’attente d’un tocsin salutaire d’appel à la lutte et à l’instauration d’un raport de force !
Au fait qui d’autres en France, fait du parafoudre et de la varistance ?

Publié dans le journal la dépêche du 5 Octobre.

L’union locale CGT de Bagnères-de-Bigorre communique :
« Aujourd’hui, ils sont déjà plus d’une centaine de salariés à s’interroger sur leur devenir. Pour certains, le couperet est tombé durant l’été :

  • MCIP (sous-traitant de SEB et Alstom) : 14 personnes ont été licenciées dans la précipitation. Or, après quelques semaines, ce même employeur a dû faire appel à des intérimaires. Au final, 14 salariés ont bel et bien perdu leur emploi. Et quel avenir pour les autres ?
  • Nouvelle société Bagnères Aéro (sous traitant de Mazères Aviation) annonce un plan de suppression d’emplois avec, dans un premier temps, 28 licenciements. Les 30 salariés restant seront fixés en décembre.
  • Adour. Industrie (ex-CAISA) avait annoncé avant l’été des difficultés. Aujourd’hui, cette société est en redressement judiciaire et, là encore, des licenciements sont annoncés alors que ces salariés ont déjà effectué du chômage partiel depuis plusieurs mois.
  • SPEM Afro (traitement de surface) : une dizaine de salariés aurait perdu leur emploi.
  • Aréva : la direction du groupe à décidé de vendre le site de Bagnères à un groupe allemand concurrent, spécialisé en parafoudre. Est-ce une stratégie pour récupérer brevets et savoir-faire en plus des parts de marché ? Malgré les garanties et engagements annoncés, l’inquiétude est de mise sur l’avenir de l’activité et de l’emploi sur le site de Bagnères.
  • ABB France : la direction fait toujours obstacle aux experts économiques désignés par le CCE, en refusant de communiquer à ces derniers la totalité des éléments comptables et financiers de l’entreprise afin qu’ils puissent présenter un projet alternatif, persiste dans sa stratégie de suppression d’emplois, dans laquelle 28 licenciements sont programmés sur Bagnères.

à cela, il faut ajouter les suppressions et gel de postes dans les services publics tels qu’EDF, La Poste, l’hôpital, l’Éducation nationale, sans oublier quelques suppressions d’emplois dans d’autres secteurs.
Devant la gravité de la situation, pour l’union locale CGT de Bagnères qui a réuni sa commission exécutive, il est urgent de réagir !
Il est urgent de se mobiliser pour sensibiliser les pouvoirs publics et le gouvernement afin de garder le potentiel industriel local et préserver et développer l’emploi. »