DECLARATION CGT

LE GOUVERNEMENT CONFIRME SA VOLONTE DE DEMANTELEMENT DU GROUPE AREVA
mardi 1er décembre 2009
par  Coordonnateur
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En préconisant la vente de la filiale T&D à l’alliance ALSTOM/SCHNEIDER, l’état actionnaire maintient sa décision de casser la cohérence industrielle du groupe AREVA et de privatiser une partie de ses activités.
Il refuse d’écouter l’expression et les mobilisations des salariés en France et en Europe qui sont opposés très majoritairement à cette vente. A plusieurs reprises, le personnel a fait entendre son mécontentement, comme ce fut encore le cas le 23 novembre dernier, devant le siège d’AREVA à Paris.

Il refuse toutes concertations avec les organisations syndicales comme le proposait la CGT.

Faut-il rappeler que notre organisation syndicale a écrit aux ministres de l’économie et de l’industrie pour faire de ce dossier une illustration de la politique industrielle dans notre pays, dans le cadre des états généraux ?

Dans ce courrier, nous rappelions aux ministres de tutelle que le besoin de financement évoqué était un faux prétexte. Une expertise réalisée à la demande des institutions représentatives des salariés en France comme en Europe a démontré que cela serait inefficace et « contre-productive » à tous les points de vue.

A ce jour, aucune réponse officielle n’a été enregistrée. Ce silence augure mal de la réelle volonté du gouvernement d’un véritable débat sur l’avenir de l’industrie et affaiblit la portée et l’ambition des Etats généraux de l’industrie. Nous ne saurions nous satisfaire d’un effet
d’annonce ou « d’un nouveau coup médiatique » du président de la république.

La filière énergétique constitue pourtant un exemple concret pour illustrer les enjeux d’une politique industrielle dans notre pays.
Un calendrier de négociation exclusive, avec Asltom-Schneider va prendre du temps. Rien n’est totalement figé. Notre demande de suspendre ce processus de vente reste plus que jamais d’actualité en
attendant les conclusions des Etats généraux. Notre opposition au projet de vente aussi.

Nous invitons tous les salariés concernés à poursuivre les actions engagées.

Montreuil, le 1er décembre 2009