Déclaration des syndicats CGT d’AREVA T&D, SCHNEIDER –ELECTRIC, et ALSTOM

jeudi 3 décembre 2009
par  Coordonnateur
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En prenant la décision de vendre Areva T&D à Alstom Schneider, Nicolas Sarkozy a pris une décision dangereuse et inefficace pour Areva, dangereuse industriellement et socialement pour T&D mais également pour les salariés d’Alstom et de Schneider.

Cette vente est injustifiée et injustifiable !

L’argument d’un besoin de financement pour le groupe Areva est infondé, comme l’ont démontré les rapports des experts du CGE et du CCE d’Areva T&D. De plus cette opération ne répond pas a une logique industrielle, alors que les « réseaux intelligents » pour le transport de l’énergie, sont pour demain des enjeux importants pour l’avenir de la filière .Avec AREVA la France est en avance dans se domaine. Qui va maitriser ses technologies futures ?

Le choix politique de l’Elysée, est le prélude d’un démantèlement et d’une privatisation du groupe Areva, tout en étant porteur de risques majeurs tant pour « les vendus » que pour « les acheteurs ».

Risques économiques pour Schneider et Alstom qui fragilisent leurs trésoreries, renforçant encore plus la pression sur leurs salariés pour récupérer rapidement les milliards d’euros déboursés pour l’achat de T&D. Ouvrant ainsi la porte aux pressions sur l’emploi déjà importantes chez Alstom et chez Schneider.

Risques industriels portés par le projet d’une scission de T&D, entre les activités Transmission et Distribution, avec des arbitrages multiples sur les activités support : commerciales, ingénieries, informatiques, Rh, etc. Risques portés par les choix technologiques qui seront effectués entre une technologie Areva et une technologie Schneider par exemple.

Ces risques sont porteurs de restructurations, de destruction d’emplois en France, en Europe et dans le monde. Comment croire un seul instant les dirigeants d’Alstom-Schneider qui, en cette période de crise économique et sociale, sont plus enclins à défendre leur taux de marge que les salariés qu’ils emploient, lorsqu’ils déclarent ne prévoir : « aucun départs collectifs… Sauf dégradations significatives des conditions économiques… ».

Porteuse de risques industriels, de risques sociaux, cette vente n’est en rien une réponse aux besoins industriels nécessaires à l’économie française.

Les syndicats CGT des trois Groupes réunis ce jour estiment que rien n’est figé et demandent à Areva, à l’Etat, actionnaire principal, de mettre fin à ce processus de vente. Ils réitèrent leur demande à l’Etat de capitaliser Areva pour permettre durablement son développement, de développer l’emploi industriel.

Salariés, soyons rassemblés, soyons unis, soyons déterminés.

Le 3 /12 /2009