Emploi des seniors

un coup d’épée dans l’eau
lundi 11 janvier 2010
par  Coordonnateur
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Déclaration de la confédération suite aux négociations sur l’emploi des séniors engagées avec le patronat.
Chez AREVA l’accord négocié dans l’urgence a été repoussé par toutes organisations syndicales contraignant ainsi AREVA a présenter un plan d’action unilatéral dans les CE des différentes entités, trés largement rejeté... Ci dessous le communiqué confédéral.

Les employeurs échappent à la pénalité de 1% de la masse salariale au premier janvier 2010 et surtout à leurs responsabilités et à leurs devoirs vis-à-vis des salarié(e)s seniors.

A l’en croire, le gouvernement aurait réglé la question des seniors par l’instauration de sanctions financières des entreprises qui n’auraient pas signé d’accord senior ou mis en place un plan d’action en faveur des seniors au 1er janvier 2010. C’est méconnaître le contenu de ces accords et plans d’action.

D’une part les entreprises de moins de 50 salariés sont exemptées de cette mesure. En outre, les plus de 50 et moins de 300 ont obtenu un report de celle-ci de trois mois.

Pour les autres entreprises et pour les branches, la négociation a surtout consisté, selon les dires des DRH et des fédérations patronales, à éviter coûte que coûte la pénalité des 1% au premier janvier.

Les accords n’étant pas contraignants, les entreprises pourront continuer d’exclure les seniors à l’âge de 58 ans et 9 mois en moyenne.

Ce n’est pas le contenu des accords qui va changer la vie des plus de 50 ans qui ne trouvent pas d’emploi. D’abord parce que les offres d’emplois sont déficientes dans cette période de crise mais aussi parce que les employeurs, majoritairement, ne veulent pas les embaucher.

Parallèlement, de nombreux salariés attendent un dispositif de reconnaissance de la pénibilité parce qu’ils sont usés prématurément en raison de leurs mauvaises conditions de travail. Leur espérance de vie est inférieure de 7 ans aux autres salariés. Or, rien n’est prévu dans les accords de branche ni d’entreprise pour leur permettre une sortie d’activité anticipée.

Il faut contraindre les entreprises à assurer l’emploi des salariés jusqu’à ce qu’ils aient fait le choix de partir en retraite, faire cesser l’exclusion des plus de 50 ans du marché du travail. Pour cela, il faut pénaliser fortement les entreprises qui licencient les seniors et obtenir un dispositif de reconnaissance de la pénibilité pour les salariés usés prématurément et dont l’espérance de vie est réduite.

Montreuil, le 31 décembre 2009