L’administrateur CGT dénonce le versement de dividende 2009

Tout en mettant AREVA en crise de financement l’Etat prive AREVA et les slariés de moyens
lundi 15 mars 2010
par  Coordonnateur
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Tout en contribuant à semer le trouble sur les perspectives du modèle intégré d’AREVA, l’Etat lui fait les poches et celles des salariés. Au-delà même du débarquement annoncé de sa présidente, les enjeux économiques et sociaux demeurent. La déstabilisation orchestrée du Groupe reste inscrite dans la stratégie du Fouquet’s...

Déclaration de Gérard Melet, membre élu CGT au Conseil de Surveillance d’AREVA du 4 mars 2010.

PROPOSITION D’AFFECTATION DES RESUTATS DE L’EXERCICE 2009 :

Aujourd’hui est proposé aux actionnaires, en particulier à l’Etat qui détient directement et indirectement 95 % du capital d’AREVA, 249M€ de dividendes, soit un taux de redistribution de 42 % du résultat net d’AREVA après impôt. Ce montant imposé par l’Etat ne correspond pas à une réelle politique de dividendes en rapport avec la situation actuelle d’AREVA.

Les réponses apportées au Conseil de Surveillance du 30 juin 2009 pour pallier aux besoins de financements et pour renforcer les capitaux propres nécessaires au développement d‘AREVA ne sont que très partiellement concrétisées à ce jour.

Des incertitudes pèsent toujours sur le devenir des investissements prévus au Plan d’Actions Stratégique d’AREVA, face aux atermoiements à répétition de l’Etat qui n’assume pas son rôle et son devoir d’actionnaire. La possibilité d’une remise en cause de la stratégie globale d’AREVA tant en terme industriel, commercial, financier que social n’est pas complètement écartée.

Le montant de dividendes proposé ce jour est inadapté et disproportionné au regard de la situation d’AREVA, notamment du montant de la dette record enregistrée à 6 193 M€.

Le paiement de ces dividendes sera financé par l’emprunt au vu de la situation de la trésorerie d’AREVA.

La cession de TD, imposée par l’Etat actionnaire au détriment de la stratégie d’AREVA, commence à se faire sentir. Désormais, l’absence de sa contribution significative à la performance globale du Groupe AREVA et aussi dans les perspectives court terme a des répercussions directes sur le quotidien des salariés.

Les salariés n’apprécient guère l’austérité salariale imposée déjà pour l’année 2010 dans tout le Groupe AREVA, et beaucoup s’interrogent sur le nouvel équilibre économique du Groupe AREVA ainsi que sur leur devenir suite aux réorganisations prévues et leurs réelles conséquences.

Devant une telle situation, dans un contexte actuel de crise économique non résolue, il n’est pas concevable de continuer à distribuer les profits de la sorte, au détriment de l’entreprise et des salariés.

Je voterai donc contre cette proposition.