Chez Euriware, la CGT solidaire du peuple et des travailleurs tunisiens.

Déclaration au CCE d’Euriware filiale informatique d’AREVA
dimanche 16 janvier 2011
par  Coordonnateur
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Alors que le dictateur Ben Ali et son clan viennent de quitter une Tunisie exsangue, à feu et sang de son fait. Nos camarades s’inscrivent pour l’établissement de nouveaux droits sociaux et politiques, assis sur un partenariat économique équitable.

Depuis le 17 décembre, la Tunisie est en proie à une flambée de colère dont les causes sont principalement le chômage, les conditions de travail et l’absence de développement équitable.

La tentative de suicide d’un jeune diplômé vendeur ambulant qui s’est immolé par le feu a été l’élément déclencheur d’une vague de manifestations dans la région qui ont donné lieu à des arrestations en masse et à une répression violente des forces anti-émeutes qui ont déjà causé plusieurs morts par balles du côté des manifestants.

Le syndicat CGT Euriware soutient les efforts du mouvement syndical tunisien pour empêcher l’usage de la manière forte face à ces mouvements de protestation spontanés.

Par la même occasion, nous rappelons que notre syndicat a déjà alerté à plusieurs reprises, la direction Euriware, sur les conditions de travail des salariés Tunisiens et plus particulièrement ceux de la société OXIA au sein de laquelle la direction a décidé depuis 2 ans de transférer une partie de nos activités.

Une nouvelle fois nous dénonçons ce choix de la société Euriware de délocaliser sans condition et sans contrôles des conditions de travail des salariés OXIA, dans un pays gouverné de manière dictatoriale et ne respectant aucun des droits de l’homme les plus fondamentaux.

Guyancourt, le 11 janvier 2011