AREVA TD Montrouge veut et peut vivre

C’est majoritairement non à la mort du site
mardi 6 novembre 2007
par  Coordonnateur
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Réunis en assemblée générale le 6 novembre les salariés ont, à la quasi unanimité de l’effectif, voté pour l’action en faveur de la défense de leur site, pour le maintien de l’activité de fabrication des transformateurs de mesure en France à Montrouge.

La continuité de la fabrication de leurs produits par AREVA avait d’ailleurs été assurée par le directeur d’AREVA TD France lors de la première action des salariés à La Défense.

Le principe de fermeture leur est alors clairement apparu pour ce qu’il était : une intention de délocalisation. Or ni les perspectives de marché en croissance de plus de 6 % par an, ni les signes de redressement économique de l’usine observés par les salariés (qui n’ont pas ménagé leurs efforts à cette fin) ne peuvent justifier par l’économique la décision de fermeture qui leur a été annoncée pour Août 2008.

A ce jour la direction a interdit aux commerciaux de l’établissement la prise de nouvelles commandes à réaliser par l’usine.
L’expertise diligentée par le comité d’établissement et menée par le cabinet SECAFI ALPHA, devrait révéler des surprises par rapport au tableau apocalyptique que la direction du groupe a dressé à l’appui du parti pris de la fermeture.
Le rendu final de l’étude devrait être fait lors d’un CE fin novembre.

A ce jour les salariés ont décidé d’interpeler la présidente du groupe pour plaider leur cause, c’est en délégation auprès du directeur d’établissement qu’ils en ont formulé la demande. L’action est également à l’ordre du jour sur le lieu de travail.
La direction pour faire accélérer la fin de l’usine et des productions recourt à un tiers d’intérimaires, ce dernier choix n’est pas de nature à apaiser les esprits. On évoque même des majorations salariales importantes pour ces derniers afin qu’ils acceptent d’achever le travail.

Avec une moyenne d’âge importante et de longues carrières dans l’usine, la plupart des salariés ne se voient pas recommencer une autre vie, alors même que les coûts de fermeture et de conversion - investis utilement dans l’usine – conforteraient le redressement entrepris et la viabilité industrielle.

Le président de la République à qui un courrier avait été adressé n’a toujours pas daigné une réponse. Le maire de Montrouge prétend auprès de ses administrés n’être pas au courant de la fermeture, alors que le plan local d’urbanisme prévoit un « conjoncturel » espace vert en lieu et place de l’usine.

Rien d’anormal donc à ce qu’il y ait de la surtension dans les transfos. Les organes de presse seront avisés des suites d’un conflit en expansion.


Contacts : Patrick Appiah 0637626932 DS ; Laurent Roussel 0603035774 DSC ; Alain Roumier 0632635443 Coordinateur CGT Groupe AREVA


Documents joints

Le communiqué à la presse
Le communiqué à la presse