Une motion votée au comité de groupe France

La secrétaire CGT du comité présente une déclaration largement approuvée
lundi 12 novembre 2007
par  Coordonnateur
popularité : 44%

Le texte sur lequel ont été d’accord : CFDT, SPAEN, puis CFTC. La CGC s’est déclarée « d’accord à un chouilla près », elle ne souhaitait pas que les § 6 et 7 soient présents

Déclaration de la secrétaire du comité de groupe France
Paris, le 8 novembre 2007,

Les projets sur l’évolution d’AREVA concernent les salariés d’AREVA en Europe et dans le monde, et bien évidemment ceux d’AREVA NP.

L’entreprise AREVA est la première entreprise française, européenne et mondiale intégrée de la filière nucléaire. Elle est actrice de premier plan dans les techniques de production d’énergie sans CO2 (Biomasse, éolien), dans la propulsion nucléaire navale ainsi que dans les techniques de transmission et de distribution d’énergie.

Cette position particulièrement enviée découle d’un engagement public majoritaire dans son capital, de l’existence en France d’un parc nucléaire reconnu, du fort adossement d’AREVA à la recherche publique à travers le CEA (Commissariat à l’énergie atomique), de sa capacité de nouer des partenariats industriels innovants, dont sont issus l’EPR et le 1100 MWe d’ATMEA.

Les projets mis à l’étude sous l’égide du gouvernement français sont susceptibles de conduire à l’éclatement du groupe, de remettre en cause les partenariats ouverts en europe et dans le monde, de rendre minoritaire la détention publique du groupe et enfin de pénaliser les capacités de recherche nucléaire en France.

Les salariés d’AREVA NP expriment leur refus de tels augures et se prononcent pour le maintien de l’intégrité du groupe dans ses périmètres industriels et capitalistiques, pour le maintien du contrôle public majoritaire.

Ils soutiennent l’adossement à l’organisme de recherche ; pionnier et modèle, qu’est le CEA et souhaitent son rayonnement européen.

Les salariés d’AREVA NP refusent d’être les jouets de spéculations ou de réorganisations dont ils seront les premiers à payer l’addition.

Un autre éclatement, une autre recomposition du groupe, conduirait fatalement à des pertes d’emplois et de garanties collectives.

Les organisations syndicales présentes au comité de groupe et qui le souhaitent, conviennent de suivre avec attention l’évolution des projets relatés dans la presse, d’avoir une critique constructive de la solution retenue et d’en appeler à la mobilisation des salariés si leurs souhaits n’étaient pas entendus.