A MONTROUGE LA REPONSE DE LA DIRECTION PROVOQUE LA COLERE

La direction oppose une fin de non recevoir à la demande d’entretien avec Annne Lauvergeon
mardi 13 novembre 2007
par  Coordonnateur
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C’est une direction sourde à la demande des salariés exprimée dans un courrier du syndicat, en date du 7 novembre, qui vient de faire parvenir sa réponse datée du 12 novembre.

En effet la demande clairement formulée par les salariés est d’obtenir un entretien avec la présidente du groupe AREVA, afin de lui faire part de leurs demandes de maintien de l’activité à Montrouge et par conséquent renoncer au projet de fermeture qui leur paraît injustifié.

C’est une décision socialement inacceptable et difficilement justifiable économiquement qui préside à la décision de fermeture de l’établissement.

Cela a déjà été dit au Président France du groupe AREVA TD lors d’une rencontre à La Défense le 12 octobre. Les salariés aimeraient pouvoir défendre leur cause face à la présidente du Groupe, à qui ils prêtent « une meilleure écoute et pratique de la responsabilité sociale ».

En guise de réponse à leur demande de rencontre avec la Présidente, c’est le même directeur, animé des mêmes intentions, toujours campé sur sa position doctrinaire qui leur propose de les rencontrer à nouveau à La Défense. Ce, à la veille du comité d’entreprise au cours duquel sera rendue l’expertise susceptible de faire évoluer les choix arrêtés pour Montrouge.

Au cynisme initialement exprimé par le directeur France d’AREVA TD s’ajoute maintenant la provocation. Les salariés avaient suspendu leur action à la réponse effective de la Présidente. Ils n’ont donc plus qu’à entrer dans l’action car outre « l’inquiétude » évoquée dans la réponse, la « colère légitime » des salariés prend le pas. Une assemblée générale des salariés devrait décider du moment de l’action qui avait déjà été défini dans ses modalités.

Ainsi va le dialogue social chez AREVA, qui renvoie ses interlocuteurs et l’appel des salariés face à « ses décisions irrévocables » en pariant sur l’isolement médiatique, l’effet de masse (ou du faible nombre), sa belle image « socialement responsable ».

Montrouge est victime d’une décision de délocalisation des productions en Europe, non de leur arrêt. Cela se ferait par le bouleversement de la vie de 89 salariés, pour lesquels tout avenir industriel chez AREVA en Région Ile de France est interdit.

AREVA a choisi ici la désertification industrielle, peu lui importe les efforts des services de l’Education Nationale, de la Région ou de l’Etat, pour la formation et le maintien des équipements.

Contacts : Patrick Appiah 0637626932 DS ; Laurent Roussel 0603035774 DSC ; Alain Roumier 0632635443 Coordinateur CGT Groupe AREVA


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