Licenciement à Jarrie

vendredi 29 avril 2016
par  Mutos
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Sur le site Cezus de Jarrie, un salarié a été licencié pour des raisons certes de sécurité, mais pour lesquelles la sanction ne saurait raisonnablement aller jusqu’au licenciement.

Certes, le site de Jarrie est dangereux. Mais il y aurait beaucoup plus d’accidents du travail sans la vigilance et le sérieux des opérateurs de terrain, tels que M. Guillemet. Licencier l’un d’eux pour une affaire qui devrait relever d’une simple sanction disciplinaire revient à nier leur professionnalisme, à les priver de toute reconnaissance pour toutes les fois où ils nous ont sauvé la mise en empêchant des accidents gravissimes.

De plus, incriminer les opérateurs pour des faits aussi insignifiants qu’un peu d’énervement et un masque de fuite, c’est envoyer un très mauvais message concernant la sécurité. Surtout quand l’énervement vient d’un directeur d’établissement qui se permet de hurler sur un salarié et de lui agripper la manche en le menaçant.

Le but d’AREVA dans ce cas est clair : Faire un exemple pour terroriser les salariés et essayer de se faire passer pour intransigeant au niveau de la sécurité dans un contexte de scandale financier et technique de la filière nucléaire.

Les salariés n’ont pas à payer par de la répression et des injustices pour les résultats désastreux de la stratégie menée par la direction du groupe ! L’attitude d’un grand groupe comme AREVA vis-à-vis de ses salariés est inacceptable, le licenciement doit être annulé.

C’est pourquoi la CGT, de même que FO, la CFDT et la CFE-CGC, demande que le licenciement de M. Guillemet soit commué en une sanction disciplinaire ordinaire, proportionnée à l’acte qui lui est reproché.

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Télécharger en PDF le tract de la CGT AREVA NP
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Télécharger en PDF la déclaration de la CGT AREVA NP Cezus Jarrie en CCE
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Télécharger en PDF la pétition pour la transformation du licenciement en une sanction moindre