A Montrouge la lutte est suspendue en attente de la réponse du préfet

mardi 4 décembre 2007
par  Coordonnateur
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Le directeur de AREVA TD SA et le DRH Monde du groupe ont reçu une délégation des salariés et des experts du CE le jeudi 27 novembre.
Le dialogue de sourds continue, la direction ne veut pas démordre de son plan de fermeture. Les salariés marquent une pause dans le conflit en attendant la table ronde en préfecture. Les jours d’occupation et de grève sont compensés et une prime sera versée.

Aprés un coup de semonce dont les salariés sortent renforcés dans leur conviction de maintenir l’usine, les démarches se multiplient pour obtenir une intervention du représentant de l’Etat.
La députée de la circonscription a publié un communiqué appuyant la demande des salariés d’être reçu pour une table ronde en préfecture.
La demande formulée le 26 novembre après-midi, n’a pas reçu de réponse.
Forts du paiement des journées de grève et du paiement d’une prime les salariés ne manqueraient pas de remettre le couvert s’ils n’étaient pas entendus.

Extrait de la comunication de la Députée

"En octobre dernier, j’avais appuyé une demande de rendez-vous des organisations syndicales de
l’usine auprès de Nicolas Sarkozy. N’ayant pas eu de réponse à ce jour, je réitère cette requête.
Areva est une entreprise publique, l’Etat a le devoir d’intervenir ! C’est en ce sens que j’ai interpellé
Christine Lagarde, Ministre de l’économie, des finances et de l’emploi sur la stratégie d’Areva T&D
en France.
Un expert a rendu un rapport estimant que l’entreprise est viable et reste rentable. Il présente des
contre-propositions qui permettraient de maintenir les emplois sur le site. Je demande donc que
l’Etat et la direction d’Areva T&D prennent en compte ces propositions et en discutent avec les
organisations syndicales. Une alternative à la fermeture est possible et je la soutiendrai.
Le président de la République défend l’implantation d’Areva à l’étranger, comme en témoigne le
contrat de près de 8 milliards d’euros qui vient d’être conclu en Chine. L’Etat devrait faire preuve de
la même détermination pour développer le groupe sur notre territoire. C’est pour cela que j’appuie la
demande d’organisation d’une table ronde avec le Préfet des Hauts-de-Seine, la direction et les
organisations syndicales.« Extrait de la lettre de l’union des syndicats CGT au préfet »AREVA entreprise publique relève des choix politiques de la : Nation et de ses représentants. C’est donc avec le sentiment d’être entendus que nous vous réclamons la tenue d’une table ronde multipartite dans les meilleurs délais et à laquelle participeraient les protagonistes, experts du dossier ainsi que Mme Marie-Héléne Amiable Députée de la circonscription."

Sur le terrain dans les entreprises du groupe

La coordination AREVA NC a fait parvenir un chèque de soutien et un message de solidarité.

Les syndicats AREVA TD ont déposé des motions de soutien dans les instances.

L’europe syndicale à travers le comité européen AREVA a voté à l’unanimité une motion demandant le maintien de l’usine.


Voir la lettre au préfet en pièce jointe


Documents joints

PDF - 1.1 Mo
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