Chez Gads le droit de retrait sanctionnné

Les faits relatés par notre syndicat Gads, méritent d’être signalés
jeudi 14 février 2008
par  Coordonnateur
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Un salarié de Gads a refusé d’exécuter une opération chez le client Edf, estimant que les conditions n’étaient pas réunies pour assurer sa sécurité. L’histoire de M Jean Bon salarié ordinaire en souligne les risques. Les faits soulevés par nos camarades de l’entreprise interpellent nos consciences. La direction du groupe avisée a peut être agi mais pas sur la sanction, qu’il faut lever.

La véritable histoire du décès de Mr BON Jean salarié de GADS.

Il avait 36 ans, marié et 3 enfants (2, 4 et 6 ans).
Il devait travailler sur un échafaudage, celui-ci n’avait pas été contrôlé et il le savait.
Pourquoi est-il monté sur cet échafaudage ?
Dans un premier temps il a refusé de faire l’intervention, mais son responsable lui a rappelé qu’un autre salarié GADS, avait été sanctionné d’un avertissement pour avoir, sur une intervention à risques utilisé SON DROIT DE RETRAIT.

Peut-être a t-il pensé avoir une promotion en fin d’année, une grosse prime ou tout simplement a eu peur d’une sanction.

Aujourd’hui il est mort, peut-on en sauver d’autres ?

Au 13 février 2008 la direction GADS ne reconnaît pas le droit de retrait si celui-ci perturbe l’avancement des travaux.

Aucun registre des dangers graves et imminents, ni formulaires, sensibilisations ou autres sur le droit de retrait, ne sont accessibles.
Bien heureusement Jean Bon n’est pas mort car il n’existe pas, mais je pense que ça a du vous rappeler de vraies situations à risques.

Chez Gads la direction favorise l’existence des Jean Bon, plutôt que Jean NON !

Un salarié GADS a été sanctionné en décembre 2007 car il ne s’est pas senti en confiance et avait peur qu’il lui arrive un accident.
C’était pour poser les tapes dans les boites à eau des générateurs de vapeur à PALUEL.
C’est un chantier à très forte dosimétrie, dans un espace confiné (1 mètre cube de volume) souvent réalisé par du personnel d’astreinte...
Le CHSCTde GADS jamais avisé de la tenue des plans de prévention ni invité alors qu’il le réclame depuis longtemps.
Les salariés n’ont pas tous connaissances du PDP.
Le CHSCT a demandé en vain à participer aux chantiers écoles, toujours rien à cet instant.

Pourquoi la sanction ?

Mais le pire est la réponse de la direction : si on lui enlève la sanction, combien allons-nous avoir de droit de retrait sur cette intervention ?

Le 13 février 2008 en réunion exceptionnelle de CHSCT (demandée par les membres du CHSCT) avec pour ordre du jour une question unique « le droit de retrait », la direction nous annonce la mise en place d’un registre des dangers graves et imminents, d’une information aux personnels et de prochaines visites des membres du CHSCT sur les chantiers pose/dépose des tapes GV.

Pourquoi FAIRE puisqu’il n’y a pas de risques ?

Le CHSCT doit-il Intenter une action en pénal, prud’hommes ou autres ?

Les grands discours que nous tiennent les dirigeants de la BUA sur leur axe qu’ils disent principal : la SECURITE s’avèrent n’être dans le cas présent que des discours.

La sanction doit être levée, il en va de nos vies et de l’image de notre groupe.


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