Toute la CGT du groupe AREVA dans l’action le 4 mars !

Dans le groupe, reconnaître, réduire, indemniser et compenser les pénibilités est une exigence de responsabilité sociale !
jeudi 28 février 2008
par  Coordonnateur
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Les patrons du CAC 40 se sont augmentés de 40% en 2007, avec une rémunération annuelle moyenne de plus de 6 millions d’€ par an.
D’après une étude du cabinet HayGroup, 77% des principaux dirigeants d’entreprises françaises ont vu leur rémunération augmenter de 40%.
Pour les dirigeants de ces sociétés (qui font plus de 40 milliards d’€ de chiffre d’affaires et emploient plus de 140 000 salariés), la rémunération annuelle médiane est de 6.81 millions d’€.
Avec 5.85 millions et 3.94 millions d’€, les PDG anglais et allemands font moins bien que nos « chers » patrons.
D’après la Présidente du MEDEF, ces rémunérations sont justifiées car elles paient les talents de nos entrepreneurs… Sans elles, ces brillants patrons seraient captés par d’autres pays.

Trois remarques sur ce scandale :
1 Vu le rapport efficacité / prix de ces PDG, il est dur d’imaginer qu’ils puissent avoir mieux ailleurs (qui payerait 6 millions d’€, un Daniel Bouton, PDG de la Société Générale ?)
2 Quand on sait que depuis le début de l’année, les actions des principaux groupes du CAC 40 ont chuté de quasiment 20% en moyenne, on imagine mal ce qu’auraient touché ces dirigeants si ces actions avaient augmentées.
3 Les caisses ne sont pas vides pour tout le monde !

Dans la course aux profits, les entreprises d’AREVA ne sont pas en reste…
Les résultats annoncés secteur par secteur traduisent les efforts de tous les salariés. Avec une hausse du chiffre d’affaires de 1 060 millions d’euros, un carnet de commande qui passe 39 milles millions d’euros, un résultat en hausse de 344 millions d’euros, il y a à faire pour les salaires, le social, les conditions de travail, la reconnaissance des pénibilités, le maintien de l’emploi.
Pourtant partout dans le groupe les salaires restent les parents pauvres de cette croissance.
1,5 % prévus dans la BUA (STMI, PNS, GADS, Gamma…), les 3,5% en masse de AREVA TD qui se répartissent en un talon de 25 euros pour les OETAM et l’individualisation forcenée des salaires des ingénieurs et cadres, chez TA 1,7% avec talon de 50 euros et 2% en augmentation individuelle au choix, chez AREVA NC la mesure générale est de 2% avec talon de 40 euros, le reste au choix avec exclusion d’une partie de l’encadrement.
Le compte n’y est pas comparé aux salaires de nos dirigeants qui eux s’envolent, aucun d’eux n’ira s’expatrier, la tartine est bien beurrée…

ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL, LA RECONNAISSANCE DES
PENIBILITES DU TRAVAIL ?

Les conflits en cours dans le secteur de l’assainissement radioactif, comme ceux ouverts à l’occasion des changements de régimes de postes, les projets nouveaux d’AREVA comme la SET à Tricastin, montrent une volonté de négation de la pénibilité, notamment dans le secteur des travaux postés.

Tout le monde était en attente - depuis la première loi Fillon sur les retraites -
d’une loi résultant de la négociation entre partenaires sociaux permettant une anticipation des départs en retraite pour les carrières longues et les travaux pénibles. Cette négociation commencée avec le MEDEF il y a trois ans, traîne en longueur.

« Le Medef n’a eu de cesse de gagner du temps et de nier ces inégalités d’espérance de vie. Ce n’est seulement qu’au bout de quinze négociations qu’il a concédé à discuter de la mise en place d’un dispositif immédiat et d’un système à plus long terme, mais les conditions d’accès qu’il veut imposer
sont inaccessibles et inadmissibles : le salarié devrait à minima être âgé de 58 ans, avoir quarante ans d’activité, et qu’il ait trente ans d’exposition aux travaux pénibles et insalubres, dont dix cumulant trois critères de pénibilité ! »

Chez AREVA où n’est pas appliqué au sein du groupe le principe à travail et expositions égales, reconnaissance égale, il n’y a pas d’espace ouvert à la négociation groupe sur le sujet des pénibilités et de leur reconnaissance.

AREVA adhérente de l’UIMM et du MEDEF explique par son attitude la position des organisations patronales, toutes solidaires quand il s’agit de leurs profits. Les salariés d’AREVA, leader mondial du Nucléaire, peuvent légitimement espérer bénéficier d’une politique sociale de même niveau.
En effet, AREVA doit dépasser le simple affichage de communication pour rentrer dans une politique sociale qui fera la différence et sa force dans les années à venir.
Elle doit par exemple ouvrir le débat sur la reconnaissance des pénibilités, toutes les pénibilités. Non seulement celles reconnues depuis des dizaines
d’années, mais aussi les plus récentes, le bruit, le stress, le travail en poste discontinu, etc… La CGT revendique une approche des pénibilités non plus par entreprise d’affectation mais par métier au sens le plus proche de la réalité des postes de travail. Le financement d’une telle mesure, devrait se faire au niveau du groupe pour permettre à l’ensemble des salariés d’en profiter quelle que soit l’entreprise. De la même façon que les entreprises du groupe payent un droit de pavillon, elles pourraient souscrire à un système de
reconnaissance des pénibilités au niveau du groupe.
La CGT au-delà des négociations en cours avec le MEDEF entend lancer ce chantier au niveau d’AREVA.

Pouvoir partir sans être usé, Travailler moins et gagner plus, voilà notre mot
d’ordre, pour le 4 mars prochain !

Outre la revalorisation des salaires, nous voulons voir enfin reconnaître la pénibilité au travail. Le travail use, le travail casse, le travail peut tuer… Il faut donc des mesures d’urgence pour tous ceux qui souffrent du travail.
A cette réparation due par les patrons, doit s’ajouter la mise en place d’une politique de prévention et d’amélioration des conditions de travail.

Pour toutes ces raisons la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie– Cgt, la FNME CGT et 15 autres fédérations professionnelles de la Cgt appellent l’ensemble des salariés à se mobiliser le jour de la prochaine négociation sur la pénibilité.
Toutes les fédérations syndicales couvrant les champs du groupe AREVA appellent à l’action. Alors le 4 mars dans tout AREVA disons à nos directions qu’il faut reconnaître, prévenir, réparer et compenser les pénibilités. Dans les usines, dans les cortèges et rassemblements, les salariés d’AREVA se feront entendre.
Un clic sur la fenêtre Retraite du site de la CGT, pour trouver le projet d’accord proposé par la CGT. http://www.cgt.fr


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