Un retour au droit opéré sous contrainte

Le sous-traitant du génie civil de l’usine GBII pris en flag
lundi 17 mars 2008
par  Coordonnateur
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Aprés une vigoureuse intervention de la CGT les 11 intérimaires prématurèement congédiés retrouvent leur emploi auprés du sous traitant Belge du génie civil du chantier. Voir le communiqué de l’Union Départementale CGT sur l’affaire ;

SITE du TRICASTIN

QUAND AREVA INVESTIT DANS L’OUTIL INDUSTRIEL LE DROIT SOCIAL TREPASSE

AREVA investit 3,5 Milliards d’€uros dans la construction d’une nouvelle usine d’enrichissement de l’uranium (Georges BESSES 2) sur le site du Tricastin pour remplacer Eurodif GB1, qui doit s’arrêter vers 2012 2014.

Le chantier de GB2 est un chantier clos et indépendant ; la construction étant classée « Installation Nucléaire de Base (INB) du fait de son activité industrielle sensible, l’ensemble des installations, comme le chantier, est sous le sceau du « secret défense ». Il est alors très facile d’en limiter l’accès aux organisations syndicales, et surtout à la CGT. Ce chantier est depuis son ouverture une zone de non droit social, où la sous-traitance règne en maitre et se côtoient plusieurs nationalités de salariés mis en concurrence.

Face à la passivité suspecte d’Aréva, certaines entreprises étrangères prennent quelques libertés avec le droit du travail Français. Le sous traitant Belge pour le génie civil, BESIX, récidiviste, à supprimé arbitrairement à la mi Février, les autorisations d’accès au chantier à 11 salariés intérimaires en contrat jusqu’à fin juin, sans aucune raison et sans en avertir leur agence. Ces salariés ont aussitôt été remplacés par des salariés Polonais.

Ce n’est pas la première fois puisqu’au début du chantier en Octobre 2006, 2 salariés intérimaire avaient été virés parce qu’ils avaient usés de leur « droit d’alerte et de retrait » en situation dangereuse. Besix avait donc remplacé les salarié par d’autres salariés Polonais peu au fait des règles du droit Français en matière de CHSCT, donc plus souples sur leurs conditions de travail.

Les 11 intérimaires, avec l’assistance de la CGT se sont Battus pour demander leur réintégration sur le chantier et pouvoir aller au bout de leur contrat de mission.

Après plusieurs intervention de la CGT, des conférences de presse, le Sous-traitant d’Aréva Besix, gêné et se confondant en excuses, arguant sa méconnaissance du droit du travail Français (sic), accepte de les réintégrer.

Cette victoire sur le mépris et l’arrogance de certaines entreprises sur les droits des travailleurs, de toute nationalité, ne doit pas pour autant faire baisser la vigilance de notre organisation.

Beaucoup de droits, de liberté restent à conquérir sur ce chantier ; La CGT du Tricastin mettra en tout cas, en relation avec les UL locales toute sa détermination à faire évoluer les choses et ouvrir un nouvel espace de conquêtes.