AREVA n’est pas un cadeau pour les amis du président !!!

Le « canard enchaîné » dévoilait cette semaine un autre plan « tarabiscoté »
vendredi 16 mai 2008
par  Coordonnateur
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C’est maintenant le « canard enchaîné » qui dévoile le dernier montage fumeux supposé être concocté à l’Elysée pour AREVA. C’est un véritable vol sur un bien public propriété à 90 % de la nation qui s’annonce.
Les analystes financiers qui se sont emparés de la nouvelle estiment que Bouygues bénéficierait d’un cadeau de 3 milliards d’euros, au sortir de l’opération projetée. AREVA serait dotée en capital par la mise en Bourse
de 67 % de son capital. Au final, avec 35 % Bouygues détiendrait le contrôle de tête d’un nouvel ensemble né, contre toute raison, de l’éviction de Siemens et de la fusion Alstom AREVA, l’Etat lui ne garderait que 18 % du
capital de tête.

La CGT du groupe AREVA juge un tel montage dangereux et inacceptable.

  • Dangereux car il livre intégralement au marché un secteur clé de l’économie nationale qui ne peut en supporter la volatilité du fait des cycles économiques longs de ces activités.
  • Dangereux car il rompt l’indispensable couple recherche‐industrie en évacuant le CEA déjà mis en difficulté.
  • Dangereux car il banalise également l’option nucléaire qui demande de fortes garanties politiques pour l’exportation.
  • Dangereux car il ouvre la voie à la privatisation de la ressource combustible et dégage l’Etat de ses responsabilités internationales.
  • Dangereux car il accentue les pressions sociales pour plus de rentabilité compromettant de ce fait ce qui fonde l’acceptabilité du nucléaire (sûreté, sécurité, conditions sociales).
  • Dangereux enfin car la « sale réputation sociale » du patron ou de l’actionnaire Bouygues n’est plus à faire.
  • Dangereux pour la construction européenne et celle de la politique énergétique qui en est attendue.

En conséquence les supposés projets du président sont inacceptables.

Les salariés, également citoyens, ne peuvent tout à la fois accepter le vol, la perte de contrôle public et avoir la crainte d’un management « d’exception ».
La CGT du Groupe appelle ses organisations à aller au débat vers les salariés du groupe, vers les organisations syndicales du groupe, vers les populations des bassins d’emploi en vue de préparer le cas échéant notre riposte unitaire.

Si AREVA a besoin de capital d’autres options sont possibles qui ne remettent en cause ni le contrôle public, ni l’intégrité d’AREVA. La CGT s’oppose à la casse du modèle industriel conçu par les efforts des salariés au temps où le tout marché doutait de l’avenir du nucléaire.

Les citoyens, le nucléaire, les salariés du nucléaire ont besoin de garanties fortes : sociales, économiques et industrielles.
La privatisation par la Bourse et par Bouygues sera combattue.