TRAVAILLER POUR VIVRE … ET NON PAS VIVRE POUR TRAVAILLER !

L’appel à la manifestation du 17 juin s’appuie sur des revendications dans l’entreprise
samedi 14 juin 2008
par  Coordonnateur
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Simulacres de négociations, non-respect des engagements signés, application hétérogène des accords et extinction progressive d’usages par l’instauration unilatérale de nouvelles pratiques, volonté d’élargir le forfait jour : après deux ans d’exercice d’une nouvelle DRH que la Direction a souhaité « professionnaliser » en la renforçant considérablement (et après avoir « évincé » l’équipe précédente), le bilan montre une dégradation constante des relations sociales et des conditions de travail à TA.

La CGT dit STOP AU DUMPING SOCIAL que la Direction impose pour la majorité des salariés (tout en conservant des passe-droits pour une minorité et en se rémunérant grassement pour les économies faites sur le dos des autres) et qui sur le long terme ne peut s’avérer que contre-productif pour l’entreprise.

La CGT demande instamment un retour à une situation normale et des perspectives à la hauteur des prétentions et valeurs sociales affichées par AREVA.
Elle demande également que les situations de préjudices soient remises à niveau pour les salariés qui en sont victimes.

DANS L’INTERET ET POUR LE RESPECT DE TOUS LES SALARIES, LA CGT
REVENDIQUE :

Temps de travail :

  • Le respect de l’équilibre vie privée/travail ; ne vaut-il pas mieux prévenir les risques plutôt que de les générer et ensuite se donner bonne conscience en mettant en place des cellules d’écoute psychologique ?
  • Le maintien du régime 35 heures et du système d’horaire variable ; La prise en compte des conséquences néfastes d’un régime intensif de travail et des pénibilités associées : stress au travail, travail sous contrainte de temps et sans les moyens nécessaires ;
  • Le paiement majoré au sens de la loi TEPA, des heures effectuées au-delà du régime 35 heures. La CGT reste d’abord favorable à un partage du travail et des embauches à hauteur de la charge, mais la CGT souhaite aussi que la loi s’applique quand les embauches tardent à se concrétiser ;
  • Une juste indemnisation des efforts des salariés correspondant au passif d’heures écrêtées et/ou non comptabilisées.

Salaires / Indemnités :

  • Une application des accords salariaux conforme aux engagements. La Direction de TA ne serait-elle pas tenue de respecter la valeur AREVA d’intégrité ?
  • Une revalorisation des salaires et indemnités en corrélation avec le coût de la vie et les résultats de la société, tous deux en forte hausse. Si on a peu de doutes sur l’identité de ceux à qui profite ce « double crime », on sait qui le paye : le salarié et consommateur qui ne font qu’un !
  • Des salaires d’embauche conformes aux grilles TA avec des garanties de suivi des évolutions de salaire internes (avancements TA) et externes (« prix du marché ») : ce n’est pas aux salariés présents de payer les « rattrapages et repositionnements » rendus nécessaires par les politiques salariales frileuses de la Direction ;
  • Une indemnisation des frais de trajet domicile-travail et la mise en place de solutions alternatives pour le transport : il n’est pas admissible par les temps qui courent (hausse du prix du baril de pétrole) QU’IL FAILLE SE « PAYER LE LUXE » DE VENIR TRAVAILLER quand d’autres ont droit aux véhicules de fonction et autres cartes essence aux frais de la princesse ! L’ « équité » dont on nous rabat les oreilles ne peut pas être à géométrie variable !

Mobilités :

  • L’application de conditions de mobilité équivalentes à situation équivalente : il est impensable que la DRH attribue le kit « première classe » ou « seconde classe » à la tête du client ! Tous en « première classe » et sans discrimination !
  • Des conditions à la hauteur des intérêts stratégiques de TA et en rapport avec les nuisances et coûts induits (éloignement familial, double habitat, …) : les salariés n’ont pas à y être de leur poche et à sacrifier leur vie familiale pour doper les résultats de l’entreprise et assoir la part-variable et le plan de carrière de nos dirigeants !

Service continu :

  • le respect des temps de repos dans l’organisation des régimes de travail particuliers. Notre Direction, comme celle d’AREVA, a certainement zappé un fait d’actualité : la fatigue au volant est passée première cause d’accidents de la route devant l’alcool. Pourtant la campagne de sécurité routière AREVA rappelle qu’il ne faut pas boire mais oublie d’appeler au respect des horaires de travail… Il est vrai que tous ces temps de transports sont aujourd’hui niés par la Direction et non rémunérés, et que les bénéfices économiques qui en découlent se font donc sur le dos de ceux qui prennent les risques…
  • la prise en compte des pénibilités pour une juste indemnisation.

Santé / Prévoyance :

  • Exigence de l’application de l’accord d’entreprise pour les salariés en mi-temps thérapeutique. La suppression de la subrogation systématique, du seul fait du prince, met des salariés déjà préoccupés par leur état de santé en grande difficulté (retard de versement d’indemnités, etc.) et va à l’encontre du but recherché.
  • Une prolongation du régime TA d’indemnisation pour les retraités. La Direction ne manquera pas cette fois d’appliquer les textes en sa faveur interdisant la mise à la retraite des salariés. A défaut de compensation des indemnités normalement versées dans ce cadre, la CGT demande de reverser l’équivalent pour financer le maintien de la couverture mutuelle TA, tout au long de la vie des salariés partant en retraite ;
  • Une meilleure prise en charge pour compenser le désengagement irraisonné et progressif du régime collectif de la sécurité sociale.

Social/Emploi :

  • La suppression de tous les écarts encore constatés et contraires à l’égalité Hommes / Femmes. Un principe normalement cher à notre grande patronne… mais qui tarde à se concrétiser à TA où les opportunités et évolutions de carrières sont encore trop faibles pour les femmes, d’où une traduction en termes de salaire et des écarts qui persistent voire s’accroissent…
  • Une application volontariste de l’accord handicap se traduisant concrètement par des embauches à TA ;
  • Une plus grande anticipation des évolutions des technologies et des métiers par l’instauration d’une véritable gestion des carrières et des emplois à TA en liaison avec les partenaires sociaux, et des investissements de formation à hauteur des défis de demain ;
  • Un meilleur suivi des métiers sujets à évolution (secrétariat, informatique) et des populations particulières (seniors, …), et un traitement respectueux des personnes concernées ;
  • Un développement de l’emploi proportionnel à la croissance de l’activité avec l’intégration des salariés filiales ou en sous-traitance lorsque leur statut n’est pas justifié (à l’image de ce qui est train de se passer pour les salariés PRD : la Direction se rendant compte aujourd’hui de l’intérêt d’une telle opération demandée depuis des lustres par la CGT). Car nous avons besoin de « bras » supplémentaires pour pallier la surcharge mise en évidence par notre Direction lors des négociations sur le temps de travail !
  • Lutte contre les risques financiers liés au délit de marchandage. Après une première tentative échouée lors du renouvellement de notre Accord d’Entreprise en 2005,

LA CGT NE LAISSERA PAS LA DIRECTION S’ATTAQUER A NOUVEAU A NOTRE COUVERTURE SOCIALE !
Si vous adhérez à ces axes revendicatifs en vue des différentes négociations en cours, nous vous invitons à vous rapprocher de vos représentants CGT et à organiser ensemble la riposte au cas où la Direction persisterait dans la voie du manque de considération du personnel…

Nous n’hésiterons pas à lui prouver que nous existons bel et bien et faire appliquer ce qui doit l’être par tous les moyens qui s’imposent !

AUX GRANDS MAUX, LES GRANDS REMEDES !
LA CGT APPELLE LES SALARIES TA A MANIFESTER LE 17 JUIN !!!