« C’est tout le modèle de croissance qu’il faut remettre en question »

mardi, 30 septembre 2008
vendredi 3 octobre 2008
par  Coordonnateur
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Face à la crise financière, Jean-Christophe Le Duigou, économiste et dirigeant de la CGT, met en garde contre les illusions du discours éthique et d’une simple réglementation. Il plaide pour une valorisation du travail par les salaires et fait trois propositions pour dynamiser l’économie réelle. Un article d’Yves Housson paru dans l’Humanité le 29 septembre 2008

« À en croire Nicolas Sarkozy, la crise financière actuelle ne serait pas celle du capitalisme, elle trouverait son origine dans un défaut de régulation du système. Quelle analyse en faites-vous ? »

Jean-Christophe Le Duigou. J’ai un désaccord de fond avec le diagnostic posé par le président de la République. Il ne s’agit pas simplement d’un dérapage du système, qu’il faudrait compenser, et pour l’avenir empêcher les conséquences du fonctionnement de ce système. Cette crise est le produit des contradictions de la logique économique à l’oeuvre. On ne peut pas faire pression en permanence sur l’emploi, les salaires, toutes les formes de rémunération, y compris la protection sociale, et les dépenses publiques, sans, de l’autre côté, nourrir la croissance financière. Il y a bien une symétrie entre cette crise financière - déclenchée par les subprimes qui n’étaient qu’un moyen, du point de vue des prêteurs immobiliers, de contourner l’insuffisance du pouvoir d’achat des Américains - et, de l’autre côté, la crise sociale.
Ce qui est en cause, ce n’est pas seulement tel ou tel comportement plus ou moins répréhensible, du point de vue du droit ou de la morale : c’est le modèle économique et financier de croissance mis en place il y a un peu plus de vingt ans, à partir des États-Unis, et qui était censé nous apporter, avec la fin de l’histoire, un développement continu. En réalité, ces deux dernières décennies ont été marquées par trois crises monétaires et financières successives. Chacune a justifié des mesures de réglementation, ce qui n’a pas empêché que la bulle spéculative se reconstitue à chaque fois sur la base de cette déflation salariale.

« Ne pourriez-vous, malgré tout, partager la critique faite par le chef de l’État lorsqu’il dit : « On a financé le spéculateur plutôt que l’entrepreneur » ? »
Jean-Christophe Le Duigou. J’y croirais volontiers si on remplaçait le « on » par une analyse des choix publics qui ont été faits ces dernières années et la désignation de leurs responsables. Quand on réduit les prélèvements fiscaux sur les ménages les plus aisés, quand on « aide » l’entreprise sans contrôle, quand on privatise l’ensemble des institutions financières, et quand on a un État qui, de plus en plus, se nourrit du produit de ces privatisations, il ne faut pas dire : « on » assiste à la financiarisation, mais « les gouvernements » ont contribué à ce que la bulle financière, qui explose maintenant, se développe.

« Les responsabilités en la matière ne sont pas seulement franco-françaises… »
Jean-Christophe Le Duigou. En effet. À l’échelon européen aussi, l’orientation est biaisée. Nous avons une politique européenne monétaire et financière qui ne discrimine pas entre usages utiles et inutiles de l’argent, mais qui renforce l’austérité salariale : l’indicateur fétiche de M. Trichet, président de la BCE, c’est le coût unitaire de la main-d’oeuvre dans la zone euro… Au niveau mondial, on déplore l’absence d’un système monétaire ordonné qui permettrait de répondre aux urgences du développement. Depuis que les accords de Bretton Woods se sont effondrés, que l’on a fait du dollar à la fois la monnaie d’un pays et la monnaie internationale de réserve, et que les mouvements de capitaux ont été libéralisés, la spéculation a pu jouer à plein. Au bout du compte, le crédit, qui est un peu le carburant de l’économie, a été monopolisé pour valoriser les actifs financiers, au lieu de servir le développement économique et social. C’est un problème à l’échelle du monde.

« De tous les côtés, on entend dire, après des années de discours sur la « liberté du marché », qu’il faut réhabiliter le rôle de l’État en matière économique… »
Jean-Christophe Le Duigou. Qu’il faille une intervention publique, aucun économiste sérieux ne le niera. Après tout, le marché est quelque chose d’organisé par la puissance publique. La vraie question est de savoir à quoi sert l’intervention publique. Aujourd’hui, on la justifie pour éviter l’effondrement du système. L’intervention publique va certes contenir la crise, mais au prix d’une injection de liquidités et de fonds publics sans précédent. Il est clair que s’il n’y a pas un développement économique et social parallèle, ces masses financières fantastiques vont venir accroître de manière exceptionnelle la valeur des actifs. On aura un rebond de la croissance financière et on ira vers la quatrième crise, en 2012.

« Le débat sur les solutions à la crise tourne beaucoup autour du besoin d’imposer de nouvelles règles aux banques… »
Jean-Christophe Le Duigou. La régulation en soi ne résout pas les problèmes. On l’a vu lors des crises précédentes : après chaque crise, il y a eu un mouvement de régulation. On a simplement déplacé les comportements d’un secteur financier, où ils ne pouvaient plus se développer aussi librement, à un secteur dérégulé. Plus on réglementait un secteur, plus on apportait d’argent ailleurs. Là, on va peut-être réguler les hedge funds (fonds d’investissement à risque - NDLR)… La réglementation n’est pas inutile, mais elle ne peut marcher que si elle se combine avec des réponses aux questions du développement de l’économie réelle, des activités productives de biens et de services. D’où l’enjeu d’une régulation qui intègre ces préoccupations. Doit-on, par exemple, continuer à prêter de l’argent au même taux lorsqu’il est destiné à une opération purement financière et lorsqu’il est destiné à investir dans le développement de la production énergétique, de la construction automobile plus respectueuse de l’environnement, de la formation professionnelle, ou de l’emploi ? La sélectivité du crédit serait le moyen de réarticuler réglementation et développement de l’économie réelle.

« Pour Nicolas Sarkozy et le gouvernement, la bonne réponse de fond à la crise serait d’« accélérer le rythme des réformes » engagées depuis 2007, en particulier de poursuivre la réduction du « coût du travail ». Et Mme Parisot, au nom du MEDEF, réclame à cor et à cri la baisse des prélèvements obligatoires des entreprises. Que leur répondez-vous ? »
Jean-Christophe Le Duigou. Première observation : le coût unitaire du travail a été réduit de dix points en dix ans. L’industrie allemande nous taille des croupières en Europe et dans le monde sur la base d’un coût horaire de la main-d’oeuvre de 15 points supérieur à celui de la France. Là n’est donc pas la cause de la perte de compétitivité de notre pays. Deuxième constat : contrairement aux dires du président, augmenter les exonérations de cotisations sur le travail, c’est dévaloriser le travail. Et c’est ce qui s’est passé : nous souffrons d’une insuffisance d’emplois qualifiés. La compétitivité, dans l’essentiel des secteurs d’activité, ne porte pas sur ce fameux coût du travail, mais sur une série d’autres éléments : formation, qualification, recherche, organisation… Le président n’a rien dit sur le fait que les entreprises françaises sont, en Europe, parmi celles qui font un effort de recherche des plus réduits. Il n’a pas dit non plus que l’effort national de formation professionnelle n’a pas cessé de régresser durant ces douze dernières années.

« En quoi une vraie « valorisation du travail », comme vous le réclamez, serait une réponse à la crise ? »
Jean-Christophe Le Duigou. Pour l’écrasante majorité des PME, le seul débouché à leur activité, c’est le débouché interne. Et qu’est-ce que ce débouché interne sinon les salaires versés par les autres entreprises ? D’autre part, comment peut-on vouloir inciter le salarié à développer son implication dans le travail, sa formation, sa qualification, si on persiste dans la situation actuelle où nous avons 4 salariés sur 10 payés à moins de 1,33 SMIC ? Donc, du point de vue des débouchés comme du point de vue du développement des capacités humaines, la question des salaires est absolument incontournable. C’est pourquoi il faut aussi revoir les exonérations de cotisations qui contribuent à bloquer les salaires.
En même temps, il n’y a pas qu’un problème de demande. Il s’agit d’impulser une dynamique de développement économique. Pour cela, la CGT met trois éléments dans le débat. D’abord, la mise en place d’une sécurité sociale professionnelle : il s’agit d’éviter que le salarié perde son emploi (ce qui ne signifie pas forcément maintenir les emplois tels qu’ils sont), de faire en sorte qu’il garde un niveau de rémunération, qu’il puisse accéder à la formation. Je propose qu’on l’expérimente dans le secteur de l’industrie où, si l’on ne fait rien, on risque de perdre des centaines de milliers d’emplois dans les mois à venir. Avec la crise actuelle, les délocalisations d’activités, les fermetures vont en effet se multiplier.
Deuxièmement, nous demandons la mise sur pied d’une politique industrielle moderne, et pour cela, nous proposons de réunir une conférence nationale permanente, qui aiderait à faire des choix collectifs permettant d’avoir une vraie stratégie de développement. Il reste des outils d’intervention publique, il faut en reconstruire d’autres dans les domaines de la recherche, de la formation, de l’action territoriale, il faut rebâtir, redonner cohérence aux filières à partir de la maîtrise de « noeuds technologiques ».
Troisième idée : pour réorienter le financement, nous proposons de mettre en place un pôle financier public. Il y a des bases : la Caisse des dépôts, OSEO, qui est censé financer l’innovation et le développement des PME, La Banque postale…
Nous n’avons pas la prétention de faire un programme mais de montrer que cette crise majeure, dont on n’a pas encore mesuré toutes les conséquences, doit être l’occasion d’un réexamen de fond du fonctionnement du système économique. Il est impossible de se contenter d’un discours éthique sur les affaires : ce serait le meilleur moyen de préparer la quatrième crise.
Entretien réalisé par Yves Housson

La cgt http://www.cgt.fr/spip.php?article35140
Ce qui doit changer
Crise financière /
mercredi, 1er octobre 2008
Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire de la CGT, revient sur les causes de la crise financière, ses conséquences et les défis qu’elle pose au mouvement syndical.
Article publié dans la NVO du 26 septembre 2008 dans un dossier signé de Jean-François Jousselin, directeur des rédactions.
Après les ébranlements qui ont marqué le système financier dans la semaine du 15 au 21 septembre, un calme tout relatif semble s’installer sur les marchés. Le « Journal du dimanche » s’est même permis de titrer « La crise financière est finie » (1). « A quel prix » serait-on tenter de dire ! Les États-Unis se portent garants des créances et actifs bancaires à hauteur de 1000 milliards de dollars. Cette somme s’ajoute aux centaines de milliards de dollars injectées sous forme de liquidités par les banques centrales depuis plusieurs semaines. Comme ce premier levier ne suffisait pas, il fallait que l’État intervienne, donnant le signe qu’il acceptait de « socialiser les pertes » des banques.
Beaucoup de commentateurs insistent sur le tournant que représente cette massive intervention publique. Elle démontre bien le rôle irremplaçable de l’État, seul à avoir la capacité d’affirmer en dernier ressort l’intérêt général (2). Mais ce retour recèle une contradiction majeure : l’effort massif de relance va servir une fois de plus à éponger les dettes, alors que les besoins sociaux et d’investissement vont continuer à être négligés. Le soulagement risque donc de n’être que de courte durée.
D’abord la récession semble certaine dans plusieurs pays européens : Royaume-Uni, Italie ; sans doute Allemagne et Espagne. Si l’hypothèse d’une crise mondiale est peu crédible, c’est grâce à la dynamique propre de croissance de pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud… L’Europe, elle, se trouve placée devant un problème majeur : une ou deux années de croissance ralentie à moins de 1% est l’hypothèse la plus probable pour la France et l’Union européenne.
Ensuite, le répit risque de n’être que de courte durée. La prochaine crise va se préparer à partir des réponses apportées à la précédente. Ne vivons-nous pas la troisième crise en vingt ans ? Les mécanismes vont être les mêmes. L’injection massive de liquidités dans le système financier va générer de nouvelles bulles spéculatives et de nouveaux déséquilibres majeurs. Les cycles financiers sont s’amplifier et se raccourcir et l’on peut, sans grand risque de se tromper, pronostiquer un nouvel embrasement en 2012 ou 2013.
Il ne suffit donc pas d’annoncer que l’on va « châtier les coupables » ou que l’on va accroître la réglementation dans la sphère financière, pour répondre aux problèmes posés. En rester là, ce serait passer à côté des causes de la financiarisation à l’œuvre maintenant depuis trente ans. C’est s’attaquer à la fièvre alors qu’il faut traiter la maladie.
La rupture doit être plus profonde
. Ce qui est en cause c’est le modèle économique et financier de croissance qui s’est imposé à partir des États-Unis ces deux dernières décennies. Ce modèle est à bout de course et il doit être transformé parce qu’il ne répond pas aux trois grands défis de l’heure : – celui d’abord des mutations technologiques et du travail, poussées par la révolution informationnelle, qui appellent de nouvelles interventions collectives ; – celui ensuite de l’environnement et du climat car on ne peut continuer à assurer un haut degré de rentabilité par la prédation des biens publics que sont l’eau, les ressources naturelles, le climat ; – celui enfin de la démographie qui exige des investissements majeurs dans la formation, la qualification, la recherche et le développement des capacités humaines.
C’est la non-réponse à ces questions qui favorise la financiarisation. Que se passe-t-il ? Les dangers se multiplient, alors on « titrise les dettes » et on répartit les risques sur les différents marchés. Le pouvoir d’achat est insuffisant, alors on multiplie les prêts aux ménages à partir d’un marché hypothécaire qui s’hypertrophie. Le capital manque pour développer les entreprises alors, via les LBO et autres montages, on le remplace par des endettements (3). Pour clore le tout, les banques centrales maintiennent des taux d’intérêt bas, mais sans sélectivité, ce qui alimente ces mécanismes pervers.
Alors que le monde du travail souffre d’une déflation (pertes de pouvoir d’achat, réduction des emplois, précarisation du travail…), nous assistons à une inflation financière massive. Pire, plus cette dernière menace, plus on demande de sacrifices aux salariés.
Trois priorités
Ce qui est en cause c’est bien le contenu de la stratégie de développement. Il faut inflexions et ruptures à la fois dans la sphère réelle et dans la sphère financière. D’où trois priorités : – plus de dépenses pour le développement des hommes et des travailleurs, avec une véritable sécurité sociale professionnelle et de nouveaux services publics et sociaux ; – une orientation des financements, épargne et crédit, vers l’investissement, la recherche, les nouvelles productions. Une politique industrielle européenne est indispensable, de même qu’un pôle public de financement ; – une affirmation du poids des travailleurs et de leurs représentants dans toutes les sphères de l’entreprise et de la vie sociale. Il faut donc, pour ce faire, des droits nouveaux et des négociations à tous les niveaux
Cette crise financière peut marquer un tournant. Son contenu dépendra de la capacité des organisations syndicales à faire prévaloir de nouvelles réponses aux problèmes posés.


(1) « Le journal du dimanche », 21 septembre 2008.
(2) Frédéric LEMAITRE Le Monde, 19 septembre 2008, « Premières leçons de la crise ».
(3) Cf. Paul FABRA, les Echos, 19 septembre 2008, « Agonie du pseudo-capitalisme ».

La cgt http://www.cgt.fr/spip.php?article35142
Face à la crise
Le 7 octobre, première grande mobilisation
Déclaration de la CGT à l’issue du Comité confédéral national le 1er octobre 2008
mercredi, 1er octobre 2008
La crise actuelle est la plus grave qu’ait connu l’économie mondiale depuis des décennies. Son déclenchement contredit tous les discours patronaux et gouvernementaux tenus jusqu’à ces dernières semaines. Loin d’être simplement la conséquence de dérapages financiers aux Etats-Unis, elle met en cause toute la logique économico-financière mise en œuvre depuis 25 ans à l’échelle mondiale.
Pour augmenter les revenus du capital, une pression s’exerce depuis de nombreuses années sur l’emploi et tous les éléments de valorisation du travail : les salaires, la protection sociale, les minima sociaux. Les états ont déréglementé les normes sociales pour précariser l’emploi et flexibiliser le travail salarié, exigeant que la vie humaine s’adapte à la rapidité des mouvements de capitaux. Pour élargir la place du marché, ils ont procédé partout dans le monde à des privatisations de services publics.
La dimension mondiale des secousses du système bancaire signe l’échec de ces politiques.
Le MEDEF veut en profiter pour obtenir de nouvelles exonérations de cotisations et de nouveaux assouplissements du droit du travail. Le Président de la République et le gouvernement appellent à l’unité nationale, pour tenter de s’exonérer des conséquences de leurs propres choix dans la situation actuelle.
A cet égard, le projet de loi de finances pour 2009 comme le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ne tiennent absolument pas compte de l’urgence sociale et économique et des leçons qu’il faut tirer de la crise.
Pour la CGT, il faut à la fois repenser le système économique mondial et revoir les politiques économiques et sociales en France et en Europe.
Les salariés ne portent aucune responsabilité dans l’émergence de la crise financière. Ce n’est pas à elles ni à eux d’en payer les dégâts ni d’en subir les conséquences. La CGT rejette les discours entretenant la fatalité de la situation.
Aujourd’hui les états mobilisent des centaines de milliards de dollars et d’euros de fonds publics pour tenter de juguler la crise. Ils annoncent l’étatisation de banques afin d’éponger leurs pertes colossales. L’intervention publique est nécessaire, mais la question est de savoir si elle doit sauver le système financier pour permettre à la spéculation de perdurer ou si elle doit favoriser une croissance fondée sur le progrès social.
Face à la crise, il faut des réponses nouvelles : la sécurité sociale professionnelle, une nouvelle politique de développement industriel, la création d’un pôle public financier sont autant de propositions de la CGT qui prolongent les actions revendicatives sur le pouvoir d’achat, l’emploi, le développement de la protection sociale solidaire, pour conforter la place du service public, arrêter le processus de privatisation de la Poste.
Dans ce contexte, les salariés ont le plus grand intérêt à se rassembler et à se mobiliser pour porter leurs revendications.
En ce sens, le 7 octobre, grande journée interprofessionnelle d’action, doit se traduire par des manifestations puissantes et des initiatives, y compris des grèves, dans les entreprises. Le 7 octobre permettra de porter les revendications communes à l’échelle mondiale face à la crise économique et financière. Il permettra aussi en France un mobilisation pour des emplois de qualité, des salaires revalorisés, l’amélioration des conditions de travail, une protection sociale et une retraite de haut niveau, des services publics efficaces.
Le 16 octobre, à l’appel de l’ensemble des syndicats, les retraités manifesteront pour le maintien de leur pouvoir d’achat et la revalorisation des retraites.


Ces analyses de la CGT sont bien entendues accessibles sur le site confédéral.
A utiliser comme base ressource par les miliatnts CGT AREVA pour aller au débat.