Mutos


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mardi 25 avril 2017
par  Mutos

La CGT porte la voix des salariés d’AREVA devant l’Agence de Participation de l’Etat

L’Agence de la Participation de l’Etat est, comme son nom peut le laisser supposer, l’organisme par le biais duquel l’Etat contrôle les entreprises dans lesquelles il détient des participations. C’est donc cette agence qui est à la manoeuvre lors des restructurations du Groupe AREVA, pour porter la voix de l’Etat.

C’est pourquoi la CGT a souhaité rencontrer l’APE afin de faire le point sur la restructuration du Groupe AREVA et porter les inquiètudes et les espoirs des salariés du Groupe.

Nous avons évoqué les ambiguités du processus de restructuration, les retards de la recapitalisation, le rachat compliqué d’AREVA NP par EDF, la création de la JV NICE, et enfin, dernier mais non des moindres sujets, les ravages du PDV sur la santé fragile de l’entreprise, par le double biais de la perte de compétences clés et du sous-effectif des équipes, maintenant critique sur nombre de sites.

L’APE a reconnu que depuis 2 ans, l’aspect social n’a été que peu suivi par ses services et qu’il était nécessaire de faire un point complet lors d’un CA AREVA à l’automne sur la réalité des départs.

mardi 25 avril 2017
par  Mutos

Aménagement de la Tour : le « projet sardines » bloqué par le CHSCT

Dans les années ’70, Framatome s’installait dans l’ex-Tour FIAT. Après quelques années de bureaux paysagers, c’est la direction qui, sous la pression des salariés et constatant que ceux-ci étaient inefficaces dans ces conditions, décidait de revenir à des bureaux fermés.

Quanrante ans plus tard, depuis 2006, le mouvement inverse est en marche... Nous avons d’abord eu NOVA, qui n’osait encore qu’effleurer la barre fatidique des 100 salariés par étage, puis Convergence, qui montait subrepticement à 110. Le troisième projet ne dit pas son nom, seul celui de la société prestataire, la bien nommée TETRIS, est connu. Mais son objectif de 135 salariés dans certains étage autorise votre CGT à lui attribuer un charmant petit nom de code : « projet sardines »...

Nous savons tous les effets qu’a l’open-space sur les salariés. Mal-être, sentiment d’insécurité, ambiance sonore délétère... Tout cela fait que, dans ces bureaux théoriquement destinés à provoquer la communication, les salariés se replient sur eux-mêmes et, déstabilisés, trouvent difficile de se concentrer et de bien travailler. Ceci sans compter les risques psycho-sociaux que cela induit, surtout dans un contexte déjà fort chargé de tensions et de pressions.

Aujourd’hui, en 2017, les instances n’avaient été informées qu’en passant de ce projet. Le CHSCT de l’établissement NP de la Tour s’est saisi du problème et a temporairement suspendu la « sardinisation ». Une expertise est en cours et ce tract a pour ambition de vous donner quelques clés pour remettre en perspective cette action.

mardi 25 avril 2017
par  Mutos

Cession du LEA : quelle vision pour la future filiale ? La CGT s’interroge avec les salariés...

Le Laboratoire Etalon d’Activité, situé à Pierrelatte, dans la vallée du Rhône, est un établissement AREVA NP très spécifique, qui réalise des recherches et produit des sources radioactives pour la médecine. Dans le Livre 2 du Plan de Départs Volontaires, il avat été signalé comme devant être « potentiellement » cédé à New AREVA courant 2016.

En Novembre 2016, les salariés du LEA ont fait parvenir un courrier à la direction, pour affirmer leur volonté de maintenir un travail de qualité dans leur établissemenet, et lui demander des engagements à la hauteur de LEUR engagement à eux !

Force est de constater, presque six mois plus tard, qu’ils sont gros-jean comme devant. La cession interne à AREVA est maintenant remplacée par une filialisation, qui laisse les salariés dans l’expectative quant aux véritables intentions du Groupe. L’impact du PDV, suivi d’une valse des départs dans l’encadrement, avait déjà ébranlé la motivation, pourtant forte, des salariés. La récente visite du futur Président de la filiale, qui s’est montré très évasif quant à l’avenir de l’établissement et ne semblait pas croire lui-même au projet qu’il était censé porté, a encore accentué cette défiance.

Dans ces conditions, où est le dialogue social tant prôné par AREVA ? Où se trouve le soutien que demandaient les salariés à leur direction ? A quel avenir le LEA peut-il croire lorsque son futur patron n’y croit pas lui-même ?

La CGT NP Pierelatte s’est donc exprimé le 20 Avril 2017 au sein du CCE NP, pour demander à la direction de stopper la procédure d’information/consultation, pour prendre le temps de construire un véritable projet en concertation avec les salariés, à la hauteur de la motivation qu’ils exprimaient en Novembre.

mardi 25 avril 2017
par  Mutos

Projet NICE - la CGT et les instances inquiètes pour les salariés « Mis à Disposition »

Le projet NICE vise à créer une ingénierie commune à AREVA NP et EDF, en parallèle du rachat de la première entité par la seconde. Louable intention pour travailler mieux ensemble, direz-vous ?

Certes, mais alors pourquoi, alors que le rachat de NP par EDF est retardé encore et toujours, précipiter à toute force la création de NICE ? Pourquoi passer des 50%/50% initialement demandés par le Gouvernement à un 80% EDF / 20% AREVA NP ? Pourquoi faire de la nouvelle entité une coquille vide, qui ne serait peuplée que de salariés des maisons-mères « Mis à Disposition » pour 3 ans au plus ? Pourquoi subordonner la vie de cette entité aux moyens que chaque maison mère daignera lui mettre à disposition ? Pourquoi rester vague dans les réponses aux instances et prendre comme leitmotiv « L’intendance suivra » alors que la malheureuse intendance se voit sabrer ses ressources à tour de bras ? Pourquoi élaborer des règles de propriété intellectuelles très complexes et cependant inefficaces à protéger les connaissances de NP ?

Alors, NICE serait-elle un aspirateur à compétences permettant à EDF de se passer à terme du rachat de NP ? Serait-elle un bon moyen pour externaliser l’ingénierie EDF et ainsi détruire le statut de ses salariés ? Serait-elle un outil pour découpler l’ingénierie de la fabrication, ce qui permettrait de faire fabriquer « ailleurs » les composants des réacteurs neufs et ainsi, ne plus avoir à assumer le développement de la filière des sites industriels en France ? Serait-elle une société « croupion » qui accepterait, contre les intérêts d’AREVA NP, de travailler sur le Hualong pour concurrencer l’ATMEA ?

Que d’interrogations d’ordre stratégique sur cette petite société apparemment si inoffensive ! Permettez-nous d’en ajouter une, d’ordre pratique, celle-là : NICE ne serait-elle qu’un colosse aux pieds d’argile, reposant sur de grands principes politiques et stratosphérique, mais sans base concrète et solide sur laquelle s’appuyer ? Si nous voulons réussir les futurs chantiers de réacteurs neufs pour le XXIème siècle, si nous reconnaissons la nécessité d’un mix énergétique incluant le nucléaire pour permettre aux populations d’Europe de ne pas subir une crise énergétique, une telle société est-elle à la hauteur d’un tel défi ?

Pour la CGT, loin de faciliter l’exécution des projets neufs, NICE ne pourra que la complexifier et la handicaper. NICE mettra en danger les salariés « Mis à Disposition », qu’ils viennent de NP ou d’EDF, du fait d’une pression accrue du court terme et de conditions de travail dégradées : éclatement des lieux de travail, organisation physique des plateaux projets en open-space, organisation du travail « presse-citron »...

Nous l’avons fait savoir lors des réunions d’information/consultation des instances. Les effets délétères des lois Rebsamen et El Khomri affaiblissent le rôle des instances. Il est plus que jamais nécessaire que vous soyez nombreux à vous syndiquer pour peser davantage !

Nous réaffirmons le besoin pour la filière nucléaire toute entière de deux entités AREVA NP et EDF fortes, centrées chacune sur son métier et travaillant main dans la main ! Nous réaffirmons également l’importance d’une position claire du gouvernement sur l’avenir de la filière, compte tenu des enjeux majeurs des questions énergétiques pour l’ensemble des populations.

Ce tract, élaboré à la Tour, premier établissement AREVA NP - mais peut-être pas le dernier, directement ou par contrecoup - à être impacté par le projet, a pour ambition de vous faire entrevoir les dangers potentiels de NICE, tels qu’ils ont été pointés par les différentes expertises et par les analyses de vos représentants CGT.

lundi 13 mars 2017
par  Mutos

Malvési : victoire des salariés soutenus par la seule CGT !

Le site AREVA NC Malvési à Narbonne (anciennement COMURHEX), assure la première étape de la conversion de l’uranium dans le cycle du combustible. Actuellement, un changement de procédé est en cours, qui nécessite une mise en place extrêmement compliquée. Or, le Plan de Départs Volontaires a impacté lourdement le site, conduisant à 24% de postes supprimés en 2016. Devant les menaces qui pèsent sur le site, les salariés demandent une action.

Le 23 Janvier, un préavis de grève est déposé par la CGT, rejoint le 25 janvier par FO. La grève est largement suivie. La CGT sollicite la direction pour trouver des solutions. Mais le Jeudi 2 Mars 2017 à 20h, les badges sont désactivés et les premier salariés se voient refuser l’accès au site. Ils reçoivent ensuite une lettre de suspension de leur contrat de travail.

Le 7 Mars, toutes les organisations syndicales, sauf la CGT, exclue de la réunion de conciliation, signent avec la direction un relevé de décisions entérinant le chômage technique avec perte de salaire. Les salariés, qui n’ont pas été consultés, refusent ce texte et maintiennent leur mouvement, soutenus par la CGT, qui les aide à formaliser leurs revendications.

Le Vendredi 10 Mars, la direction se résoud enfin à proposer un accord reprenant toutes les revendications des salariés. la CGT organise une assemblée générale et ce sont les salariés grèvistes eux-mêmes qui décident de la reprise ou non du travail. Ils valident l’accord et votent la fin du mouvement.

Dans cet épisode, c’est clairement le droit de grève qui a été attaqué en même temps que les emplois et les conditions de travail et de vie dans un site industriel majeur de la filière nucléaire. La CGT et les salarié ont fait front malgré la désaffection des autres syndicats. Nous avons fini par voir nos revendications satisfaites.

Cette victoire doit nous éclairer et nous porter lorsque, partout ailleurs dans le groupe, la filière, les branches métallurgie et énergie, les attaques se multiplient, que d’autres se contentent d’accompagner ! Voilà donc l’ensemble des tracts CGT qui ont accompagné cette mobilisation jusqu’à son heureuse conclusion.


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