Ca se passe comme ça chez AREVA !

Dans cette rubrique tout ce qui paraît insolent dans les pratiques sociales, les conditions de travail du groupe. Nous aimerions plutôt dire insolite, hélas certaines pratiques sont si banales.


Articles publiés dans cette rubrique

lundi 13 mars 2017
par  Mutos

Malvési : victoire des salariés soutenus par la seule CGT !

Le site AREVA NC Malvési à Narbonne (anciennement COMURHEX), assure la première étape de la conversion de l’uranium dans le cycle du combustible. Actuellement, un changement de procédé est en cours, qui nécessite une mise en place extrêmement compliquée. Or, le Plan de Départs Volontaires a impacté lourdement le site, conduisant à 24% de postes supprimés en 2016. Devant les menaces qui pèsent sur le site, les salariés demandent une action.

Le 23 Janvier, un préavis de grève est déposé par la CGT, rejoint le 25 janvier par FO. La grève est largement suivie. La CGT sollicite la direction pour trouver des solutions. Mais le Jeudi 2 Mars 2017 à 20h, les badges sont désactivés et les premier salariés se voient refuser l’accès au site. Ils reçoivent ensuite une lettre de suspension de leur contrat de travail.

Le 7 Mars, toutes les organisations syndicales, sauf la CGT, exclue de la réunion de conciliation, signent avec la direction un relevé de décisions entérinant le chômage technique avec perte de salaire. Les salariés, qui n’ont pas été consultés, refusent ce texte et maintiennent leur mouvement, soutenus par la CGT, qui les aide à formaliser leurs revendications.

Le Vendredi 10 Mars, la direction se résoud enfin à proposer un accord reprenant toutes les revendications des salariés. la CGT organise une assemblée générale et ce sont les salariés grèvistes eux-mêmes qui décident de la reprise ou non du travail. Ils valident l’accord et votent la fin du mouvement.

Dans cet épisode, c’est clairement le droit de grève qui a été attaqué en même temps que les emplois et les conditions de travail et de vie dans un site industriel majeur de la filière nucléaire. La CGT et les salarié ont fait front malgré la désaffection des autres syndicats. Nous avons fini par voir nos revendications satisfaites.

Cette victoire doit nous éclairer et nous porter lorsque, partout ailleurs dans le groupe, la filière, les branches métallurgie et énergie, les attaques se multiplient, que d’autres se contentent d’accompagner ! Voilà donc l’ensemble des tracts CGT qui ont accompagné cette mobilisation jusqu’à son heureuse conclusion.

lundi 6 mars 2017
par  Mutos

Malvési : la direction suspend le contrat de salariés en grève pour leur avenir

Le site AREVA NC Malvési à Narbonne (anciennement COMURHEX), assure la première étape de la conversion de l’uranium dans le cycle du combustible.

Actuellement, un changement de procédé est en cours, qui nécessite une mise en place extrêmement compliquée. Or, le Plan de Départs Volontaires a impacté lourdement le site, conduisant à 24% de postes supprimés en 2016.

Le 23 janvier, un préavis de grève a été déposé par la CGT, rejoint le 25 janvier par FO. Nous revendiquons l’arrêt des suppressions d’emploi et du gel des salaires, l’ouverture d’une négociation sur l’évolution de carrière et une compensation de la prime d’intéressement, pour laquelle Malvési est disciminée par rapport aux autres établissements AREVA NC.

La grève est largement suivie. La CGT sollicite la direction maintes fois pour trouver des solutions. Las, celle-ci réplique par une menace de suspension des contrats de travail des salariés en grève.

Le Jeudi 2 Mars 2017 à 20h, les badges sont désactivés et les premier salariés se voient refuser l’accès au site. Ils reçoivent ensuite une lettre de suspension de leur contrat de travail.

Aujourd’hui, c’est clairement le droit de grève qui est menacé. Qu’adviendra-t-il lorsque la direction du groupe va attaquer encore plus fort les statuts collectifs ?

La CGT appelle tous les salariés du groupe AREVA à être solidaires des les salariés d’AREVA NC Malvési.

Aujourd’hui Malvési, demain à qui le tour ?

jeudi 26 mai 2016
par  Mutos

Licenciement à Jarrie : nous somme Pierrot !

Fin Avril, nous vous informions qu’un salarié du site Cezus de Jarrie avait été licencié injustement. Après trois semaines de grève et plusieurs tentatives de médiation, la direction s’arc-boute sur sa position.

Petit rappel des faits : un matin, un salarié prend sa pause. Il n’a pas à la ceinture son « masque de fuite ». Le directeur de l’établissement l’interpelle, le somme de porter son masque et le bouscule devant son refus.

Rien de si grave qui puisse justifier un licenciement, me direz-vous ? Il semblerait que le reproche sous-jacent ait porté sur le simple fait de ne pas se soumettre devant la manière forte utilisée indûment pour asséner un ordre.

Tous les syndicats du site ont soutenu Pierrot, ainsi qu’il est connu sur le site, demandant que le licenciement soit commué en une sanction disciplinaire plus en rapport avec la gravité de la faute. Fin de non-recevoir de la direction. L’Inspection du travail, les élus locaux, le syndicat patronal lui-même, on proposé de jouer les médiateurs. Nouvelle fin de non-recevoir.

Le site est en grève depuis trois semaines déjà pour le soutenir. Lui, le salarié modèle aux états de service irréprochable ne peut voir sa carrière détruite par un abus de pouvoir manifeste ! Pourtant, le directeur du site continue à privilégier sa fierté personnelle par rapport aux conséquences économiques, sociales et d’image que sa décision injuste, excessive et arbitraire provoque sur l’établissement.

Un retraité actif a même écrit au Président de la République, au Premier Ministre et à la Ministre du travail. Dans un courrier du 29 avril, le chef de cabinet du Président de la République assure que le chef de l’état porte son attention au cas de Pierrot et que le préfet de l’Isère sera interpellé personnellement.

Pierrot a saisi les prud’hommes contre le caractère excessif de son licenciement. Vendredi 20 avait lieu au palais de justice de Grenoble la conciliation juridique qui précède la procédure prud’homale. Nous aurons certainement bientôt des informations sur l’issue de cette réunion et vous en informerons aussitôt.

Pour l’heure, à la CGT AREVA, les choses ont simples : nous sommes Pierrot !

vendredi 29 avril 2016
par  Mutos

Licenciement à Jarrie

Sur le site Cezus de Jarrie, un salarié a été licencié pour des raisons certes de sécurité, mais pour lesquelles la sanction ne saurait raisonnablement aller jusqu’au licenciement.

Certes, le site de Jarrie est dangereux. Mais il y aurait beaucoup plus d’accidents du travail sans la vigilance et le sérieux des opérateurs de terrain, tels que M. Guillemet. Licencier l’un d’eux pour une affaire qui devrait relever d’une simple sanction disciplinaire revient à nier leur professionnalisme, à les priver de toute reconnaissance pour toutes les fois où ils nous ont sauvé la mise en empêchant des accidents gravissimes.

De plus, incriminer les opérateurs pour des faits aussi insignifiants qu’un peu d’énervement et un masque de fuite, c’est envoyer un très mauvais message concernant la sécurité. Surtout quand l’énervement vient d’un directeur d’établissement qui se permet de hurler sur un salarié et de lui agripper la manche en le menaçant.

Le but d’AREVA dans ce cas est clair : Faire un exemple pour terroriser les salariés et essayer de se faire passer pour intransigeant au niveau de la sécurité dans un contexte de scandale financier et technique de la filière nucléaire.

Les salariés n’ont pas à payer par de la répression et des injustices pour les résultats désastreux de la stratégie menée par la direction du groupe ! L’attitude d’un grand groupe comme AREVA vis-à-vis de ses salariés est inacceptable, le licenciement doit être annulé.

C’est pourquoi la CGT, de même que FO, la CFDT et la CFE-CGC, demande que le licenciement de M. Guillemet soit commué en une sanction disciplinaire ordinaire, proportionnée à l’acte qui lui est reproché.

samedi 1er août 2015
par  Mutos

Grève au Tricastin : les salariés de Polinorsud et Derichebourg protestent contre la reprise à bas coût de leurs activités

Voici un article sur des dommages collatéraux de la recherche incessante de profits, de la concurrente libre et parfaite érigée en dogme et de la lutte fratricide entre EDF et AREVA. Ici, c’est Tricastin qui est concerné...

EDF ayant mis fin à ses marchés avec Polinorsud et Derichebourg, d’autres entreprises, moins chères, ont été retenues. Mais ce seront les mêmes personnels qui réaliseront les travaux. Cherchez l’erreur...

Alors gentiment, on propose aux salariés de passer chez les repreneurs TECHMAN et SAMSIC, avec à la clé une perte de 300 à 400 € par mois. De plus, au lieu d’être attachés à un site et de pouvoir s’installer à proximité, ils seront baladés dans toute la France, au gré des besoins immédiats.

Dans ces conditions, on comprend fort bien leur colère et le pourquoi de cette grève !